La pétanque

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Clin d'œil en Méditerranée
Publié le 02/08/19Modifié le 06/08/19

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D'où vient la pétanque ?

La pétanque est la dernière version connue d'un jeu existant depuis l'Antiquité. À ces époques lointaines, on lançait toutes sortes de pierres, plus ou moins rondes. Le cochonnet, que chacun doit viser, viendra plus tard, inventé par les Romains qui en firent un jeu d'adresse alors que les Grecs en avaient fait un jeu de force : lancer des boules, le plus loin possible.

Les aristocrates de la Renaissance se passionneront pour le jeu de boules ainsi que pour le jeu de Paume qui deviendra le tennis. À ce propos, petite anecdote, savez-vous d'où provient le mot « tennis » ? Au moment d'engager, le joueur de Paume disait : « Tenez », par politesse. Les Anglo-Saxons comprirent « Tennis », le mot restera.

la longue, ou « jeu provençal »

Mais revenons au jeu de boules. Au XIXe siècle, à Marseille, on joue à la longue ou « jeu provençal », qui se joue sur terrain libre, c'est-à-dire plat ou accidenté. Le tireur fait 3 pas pour prendre un élan et les boules sont en bois. C'est à ce type de jeu que jouent les personnages de Marcel Pagnol dans Le Temps des amours. Au début du XXe siècle, la boule en bois se couvre de clous, les fameuses boules cloutées inventées par Félix Rofritsch, un Alsacien ayant eu son atelier rue des Fabres, à Marseille.

Le jeu de pétanque va naître par hasard en 1907. Un joueur de la Ciotat, Jules Lenoir, atteint de rhumatismes, ne peut faire les fameux trois pas pour lancer la boule. Il eut alors l'idée de tracer un cercle à ses pieds, d'envoyer le cochonnet à cinq mètres, pas davantage, jouant ainsi les pieds « tanqués », du provençal « pé tanca » : la pétanque était née !

Une reconnaissance mondiale

Premier concours en 1910, le tourisme va faire connaître ce jeu dans le monde entier. En 2008, plus de 500 000 personnes sont licenciées et 6 millions de paires de boules sont vendues dans le monde. Le jeu a aussi eu son lot de célébrités, surtout certains étés, du côté de Saint-Paul de Vence. Lorsque Yves Montand et Simone Signoret arrivaient au village, tous se donnaient rendez-vous devant le bar La Colombe d’or et son terrain de boules pour de belles parties avec Lino Ventura et le maire de l'époque.

Soleil, pastis, pétanque et galéjade, les ingrédients du bonheur, quoi. Pardon, si vous n'êtes pas du Midi, « galéjade » veut dire grosse blague, plaisanterie. On ne peut pas s'en passer à Marseille. Sachez que « Prendre une Fanny », c'est perdre 13-0. Véritable catastrophe, tout joueur ayant touché ce ridicule se doit d'aller embrasser les fesses de Fanny, tradition oblige, mais, par chance, on ne l'a jamais vue traîner par ici !

 

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