« Raboteurs de parquet », de Gustave Caillebotte

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Publié le 13/08/19Modifié le 11/11/19

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Premières représentations du prolétariat urbain dans l'art 

Ce tableau, peint en 1875, constitue l'une des premières représentations du prolétariat urbain. Caillebotte a voulu représenté un sujet réel, mettant en avant le classe prolétarienne plutôt que l'aristocratie, ce qui lui valut de vives critiques étant donné le côté novateur de œuvre. Il met sur le devant de la scène de simples menuisiers, spécialisés dans la pose et l'entretien de parquet, d'habitude laissés dans l'ombre, dénigrés, comme le suscite leur placement dans le tableau, soit au bord du champ de lumière.

Bien que Les Raboteurs de parquet soit l'œuvre la plus significative de Caillebotte, elle n'en est pas moins désapprouvée par les contemporains qui la jugent trop réaliste, bourgeoise et anti-artistique en raison de sa transparence. Caillebotte ne se cache pas de dévoiler la réalité des conditions de vie de l'homme moderne de ce siècle.

 

Nabi : Oh, regardez, c’est comme dans les magasins de bricolage ! Y’a des films où on voit les gens refaire leur plancher !

Rafaël : Sauf que là, on est en 1875. Ce sont Les Raboteurs de parquet de Gustave Caillebotte.

Nabi : Pourquoi il peint ça ? C’est pas très gai !

Mona : Justement, c’est pour montrer que c’est un travail pénible et ennuyeux ! C’est pour ça que son tableau est tout gris !

Rafaël : Et puis à l’époque c'était encore mal vu, de peindre des ouvriers. Son tableau a même été refusé à un salon parce qu’on le trouvait trop « vulgaire » !

Nabi : Ah je vois… Il voulait montrer ce que les autres ne montraient pas !

Mona : Et avec tous les détails ! C’est dingue ! Il a peint tous les petits morceaux de bois …

Rafaël : Oui, et même les craquelures sur les murs !

Nabi : Il a dû s’embêter à copier tout ça !

Rafaël : Il a pas tout copié, c’est juste l’impression qu’il veut donner mais on dirait des vrais.

Nabi : Eh ben moi, ça me donne pas envie de devenir raboteur ! On doit avoir mal au dos et les genoux en compote ! 

Mona : Y’a plus de raboteurs aujourd’hui, y’a des ponceuses tu sais.

Nabi : Des ponceuses ? Heureusement que je suis un garçon, alors, parce que je voudrais pas devenir ponceuse !

Réalisateur : Franck Guillou

Producteur : Les Films de l'Arlequin, France 3, Le Musée du Louvre

Année de copyright : 2007

Année de diffusion : 2007

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