Face aux dérives guerrières et financières de Jean sans Terre, les barons anglais imposent ce texte en 1215. Cette « Grande Charte » contraint le roi à gouverner avec un Grand Conseil chargé de contrôler les finances. Celui-ci deviendra le Parlement.
Depuis le Moyen Âge, le Parlement anglais est bicaméral. La Chambres des communes est composée de notables élus par suffrage censitaire, c’est-à-dire réservé aux hommes payant un certain niveau d’impôts, et la Chambre des lords est composée de la noblesse et du haut clergé anglican.
Charles Ier voulait imiter les rois de France et d'Espagne pour concentrer tous les pouvoirs entre ses mains, ce qui a provoqué deux guerres civiles et a mené à sa décapitation en 1649.
Dans une monarchie absolue, le monarque gouverne seul. Il détient tous les pouvoirs mais reste cependant soumis à des lois qui lui imposent de respecter les libertés de ses sujets. Ce n’est donc pas du despotisme.
La république, appelée Commonwealth, a été de courte durée. Son dirigeant, Oliver Cromwell, a gouverné de manière autoritaire, et la monarchie a été restaurée peu après sa mort en 1658.
Couronné en 1661, Charles II gouverne en monarque absolu, faisant arrêter ses opposants sans jugement. L’Habeas Corpus Act est alors voté par le Parlement, contre ces arrestations arbitraires. C’est le premier texte qui ose s’attaquer à l’arbitraire royal.
L’ambition d’équilibre des pouvoirs est amorcée par l’adoption de la Magna Carta en 1215, mais voit réellement le jour grâce au vote de l’Habeas Corpus Act le 27 mai 1679, qui énonce une liberté fondamentale devenue universelle.
Bien que difficilement imaginable de nos jours, le roi pouvait faire arrêter qui il voulait sans avoir à avancer de preuves, avec une simple « lettre de cachet ». Avec l’Habeas Corpus, en l’absence de charges valables, le juge doit libérer l’accusé.
Sous l’Ancien Régime, la « lettre de cachet » permet au roi d’incarcérer ou de contraindre à l’exil qui il veut sans jugement et sans devoir se justifier. Elle devient à la Révolution le symbole de l’arbitraire royal.
Cette « révolution sans effusion de sang » (1688-1689) eut pour conséquence de renverser le roi catholique Jacques II d'Angleterre, qui était devenu impopulaire en raison de sa religion et de ses abus de pouvoir. La révolution réaffirme alors le rôle du Parlement face à la Couronne avec le Bill of Rights.
Ce texte est élaboré par le Parlement après la révolution de 1688. Il rappelle les libertés et les droits fondamentaux des personnes et la supériorité de la loi sur le roi. C’est l'un des textes les plus importants de l'histoire constitutionnelle anglaise.
11
Félicitations pour le score parfait !Encore un petit effort !
Retente ta chance, tu peux faire mieux.
Pour suivre tes progrès, crée ton compte Lumni, c’est gratuit !
Je crée mon compte
Aimé à 100% par nos utilisateurs

Joue à ce quiz et gagne facilement jusqu'à
80 Lumniz
en te connectant !
Il n’y a pas de Lumniz à gagner car tu as déjà vu ce contenu. Ne t’inquiète pas, il y a plein d’autres vidéos, jeux, quiz ou articles intéressants à explorer et toujours plus de Lumniz à remporter.
La mise en place de la monarchie parlementaire anglaise
Alors que dynastie des Stuart est au pouvoir en Angleterre, une lutte commence entre les rois qui veulent le pouvoir absolu et le Parlement. En quoi les différentes révolutions du XVIIe siècle en Angleterre mènent à des changements profonds pour le pouvoir royal ? Vérifie avec ce quiz que tu as bien compris les différentes étapes qui ont permis de mieux définir les contours de la monarchie anglaise.


