Le clergé et la noblesse bénéficiaient de privilèges, comme ne pas payer d'impôts. Le tiers état représentait environ 98 % de la population et payait la quasi-totalité des impôts.
La France est ruinée par les guerres et les dépenses de la cour. Louis XVI convoque les États généraux pour réformer l’État et demander de nouveaux impôts ou un emprunt pour résoudre la crise financière.
Ces documents, rédigés dans tout le royaume, sont les cahiers de doléances. Ils rassemblent les revendications des trois ordres et témoignent de la crise profonde que traverse la France. Le tiers état y demande surtout la fin des privilèges et l'égalité devant l'impôt.
Le tiers état refuse ce système car il le met systématiquement en minorité (une voix pour le clergé, une pour la noblesse, une pour le tiers état). Il réclame le vote « par tête » (un député = une voix), ce qui lui donnerait la majorité. Ce blocage est à l'origine de la Révolution.
Dans ce serment prononcé dans la salle du Jeu de paume, le 20 juin 1789, les députés, qui forment une Assemblée nationale, jurent de ne pas se séparer tant qu'ils n'ont pas rédigé une constitution limitant les pouvoirs du roi.
Pour calmer les révoltes paysannes qui agitent les campagnes, les députés de la noblesse et du clergé renoncent à leurs privilèges. Cela met fin à la société d'ordres et d'inégalités de l'Ancien Régime.
La souveraineté nationale est un principe clé affirmé par la Révolution. Elle signifie que le pouvoir suprême appartient à la Nation, c'est-à-dire à l'ensemble des citoyens. Ils l'exercent par l'intermédiaire de leurs représentants élus, qui votent la loi au nom de tous.
Cet événement est un moment d'unité et d'optimisme. Un an après la prise de la Bastille, le roi Louis XVI prête serment de fidélité à la Nation et à la loi. On croit alors possible une collaboration harmonieuse entre le roi et les représentants du peuple dans le nouveau régime qui se met en place.
Cette Constitution organise une séparation des pouvoirs. Le pouvoir législatif (faire les lois) est confié à une Assemblée, et le pouvoir exécutif (appliquer les lois) reste au roi, qui dispose d'un droit de veto. Le roi n'est donc plus un monarque absolu.
Seuls les « citoyens actifs », c'est-à-dire les hommes de plus de 25 ans payant un impôt (le cens), ont le droit de voter. Les plus pauvres et les femmes sont exclus. La souveraineté nationale est donc exercée par une minorité de citoyens.
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