« Bonaparte franchissant les Alpes au Grand-Saint-Bernard », de Jacques-Louis David

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Publié le 13/08/19Modifié le 11/11/19

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L'iconographie napoleonienne

Peint en 1800, ce tableau ouvre l’iconographie de l’épopée napoléonienne. L'œuvre de Jacques-Louis David est devenue une véritable icône. Si la réalité fut plus prosaïque, Bonaparte ayant passé les Alpes à dos de mule revêtu d’une redingote grise, le tableau tire toute sa puissance de sa conception.

Jacques-Louis David, conseillé aussi en cela par Bonaparte lui-même, chercha à dépasser la simple représentation de l’événement. Il voulut en faire le prototype magnifié de la propagande napoléonienne. Le Premier consul ayant souhaité être peint "calme sur un cheval fougueux", David cabra l’animal de manière à conférer un dynamisme à sa composition, que vient encore renforcer le geste grandiloquent de Bonaparte drapé dans un ample manteau de couleur vive. Le général victorieux, au visage idéalisé, regarde le spectateur et lui montre la direction à suivre, cette troisième voie politique qu’il cherchait à imposer entre les royalistes et les républicains.

 

La fille : Ouf !! j’en peux plus, c’est trop immense le château de Versailles !!

Rafaël : Et en plus on n’a même pas fait les jardins !!

Nabi : Venez y’a des places là devant Napoléon.

Mona : Il était pas mal quand même. Il était jeune là ? Bonaparte franchissant les Alpes de Jacques-Louis David.

Nabi : Dis donc il savait drôlement bien faire du cheval !! T’as vu comme il se cabre, il tombe même pas et y se tient que d’une main.

Mona : Et l’autre. Le peintre va sûrement pas le montrer se cassant la figure ; Napoléon aurait vite fait de le virer !

Rafaël : Il paraît que c’est lui qui a demandé au peintre de le faire sur ce beau cheval, mais qu’en vérité il était sur un mulet !

Nabi : Et pourquoi il traversait les Alpes ?

Rafaël : C’était pendant la 2e campagne d’Italie et...

Nabi (l’interrompant) : Ah bon !!  on était en guerre contre l’Italie ?

Mona : Contre tout le monde : les Anglais, les Russes et plein d’autres...

Nabi : Et on a gagné ?

Rafaël : Parfois on a gagné et parfois on a perdu, mais pour finir on a perdu.

Mona : T’as vu derrière, on voit les soldats... Ça devait être dur de grimper toutes ces montagnes chargés comme des baudets.

Rafaël : Surtout qu’y avait même pas de routes.

Nabi : Lui c’est pratique, il avait rien à tirer et y marchait même pas à pieds.

Mona : Mais… c’est Napoléon quand même !!

Réalisateur : Franck Guillou

Producteur : Les Films de l'Arlequin, France 3, Le Musée du Louvre

Année de copyright : 2007

Année de diffusion : 2007

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