Vidéo : Stop à la grossophobie !

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Stop à la grossophobie !

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Elles ne feraient pas d’effort pour maigrir, seraient fainéantes, les personnes en surpoids ou obèses sont victimes de stéréotypes, voire de rejet. Ces discriminations en raison du poids portent un nom : la grossophobie

D’où vient ce terme ?

Le concept est né aux États-Unis dans les années 1960. Il a ensuite été popularisé dans les années 1990 en France par l’actrice Anne Zamberlan, elle-même obèse depuis l’enfance.

Il a cependant fallu attendre 2019 pour que le mot entre dans le dictionnaire Le Petit Robert.

Son objectif : alerter sur les discriminations

Le terme « grossophobie » veut mettre en lumière des discriminations encore méconnues.

Tout d’abord dans le monde du travail. Selon une étude de l’Organisation internationale du travail et du Défenseur des droits, un homme en surpoids a trois fois moins de chance d’être embauché qu’un homme mince. Une femme en surpoids a quant à elle huit fois moins de chance !

Pourtant, en France, discriminer une personne en raison de son apparence physique est puni par la loi.

Les personnes en surpoids rencontrent aussi plus de difficultés pour se soigner. Des études scientifiques ont par exemple observé que certains médecins ont tendance à être moins bienveillants avec leurs patients en surpoids. Au risque de commettre des erreurs de diagnostic. Certains matériels médicaux comme par exemple les lits d’hôpitaux, les brassards mesurant la tension, ne sont pas toujours adaptés à toutes les corpulences.

À cela s’ajoutent des regards et remarques stigmatisants au quotidien, dans la rue ou à l’école.

Pourquoi le débat sur la grossophobie est-il important ?

Tout d’abord parce que le surpoids et l’obésité s’accroissent.  Si aujourd’hui l’obésité touche environ 13 % de la population, près d’un quart de l’humanité pourrait être concerné d’ici 2045.

Ensuite, les stéréotypes sur le surpoids ont encore la vie dure. Selon un sondage réalisé en 2020, près de 7 Français sur 10 estiment que perdre du poids est une simple question de volonté. Et plus de 6 Français sur 10 sont persuadés que l'obésité n'est due qu'à une mauvaise alimentation et un manque d'activité physique.

Pourtant, l’obésité est une maladieet non un choix. Plusieurs facteurs sont en cause, comme le mal-être psychologique, l’environnement, la génétique. Ils peuvent être aggravés par des facteurs sociaux comme la pauvreté.

Culpabiliser les personnes grosses est contre-productif et peut même aggraver leur situation.

Cependant, les lignes bougent. Notamment grâce au mouvement body positive ou body neutrality sur les réseaux sociaux. L’objectif : encourager à accepter son corps en dehors des normes de minceur.

En France, le collectif « Gras Politique » ou l’écrivaine Gabrielle Deydier portent aussi cette question dans les médias, et espèrent voir changer les regards.

Réalisateur : Maxime Chappet

Nom de l'auteur : Delphine Tayac

Producteur : France Télévisions

Année de copyright : 2020

Année de production : 2020

Année de diffusion : 2020

Publié le 20/01/21

Modifié le 06/04/21

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