La machine à vapeur correspond à la première révolution industrielle. La seconde, qui se déroule dans les années 1880, est marquée par le développement de l’électricité et l’utilisation du pétrole. Elle a provoqué un exode rural massif vers les sites industriels.
L’essor important de la grande industrie entraîne une augmentation du nombre d’ouvriers, dans les usines – essentiellement textiles et sidérurgiques – et dans les mines d’extraction du charbon. On passe de 20 % de la population active en 1870 à 30 % en 1914.
À cette période, 60 % de la population active travaille dans l’agriculture et vit à la campagne. Ce monde rural est souvent attaché à des modes de vie traditionnels, plutôt conservateurs et religieux.
La loi Waldeck-Rousseau de 1884 autorise les syndicats, qui ont pour but de défendre les droits des travailleurs. Le droit de grève a été reconnu plus tôt, en 1864, et le travail des enfants de moins de 12 ans interdit en 1874.
Les conditions de vie des ouvriers étaient très pénibles, mais elles l'étaient encore plus pour les femmes. En effet, les ouvrières gagnaient en moyenne deux fois moins que les hommes pour un travail similaire.
Les ouvriers américains manifestaient pour obtenir la journée de 8 heures, sous le slogan « 8 heures de travail, 8 heures de loisirs, 8 heures de repos ». Cette tradition de manifester chaque 1er mai est ensuite arrivée en France en 1890.
Bien que la réaction immédiate des autorités ait été répressive, le drame de Fourmies a marqué les esprits. Il a rendu visible la grande difficulté de la vie des ouvriers, une réalité qui ne pouvait plus être ignorée par la société et le monde politique.
Le terme de prolétariat désigne une classe sociale constituée par les prolétaires. Selon une idée du philosophe et économiste allemand Karl Marx, un prolétaire est un citoyen appartenant à la dernière classe sociale du peuple, qui ne possède pour vivre que les revenus de son travail, dont le niveau de vie est relativement bas.
Un syndicat est une association qui a pour objet la défense d'intérêts communs. La loi du 21 mars 1884 reconnaît l'existence légale des syndicats. Auparavant ils étaient illégaux et leurs membres pouvaient donc être poursuivis en justice.
À la fin du XIXe siècle, des fédérations de syndicats apparaissent, avec la création de la Fédération nationale des syndicats en 1886 et la Fédération des bourses du travail de France et des colonies en 1892. En 1895, plusieurs fédérations et syndicats se réunissent au congrès de Limoges et constitue la Confédération générale du Travail (CGT).
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