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Histoire04:16

Les décors domestiques romains

Pompéi, sur les traces des Romains

Depuis les nouvelles fouilles à Pompéi, en 2018 et 2019, les archéologues ont découvert un nombre considérable de peintures murales et de mosaïques. C’est même à Pompéi que les archéologues du XVIIIe siècle ont commencé à les classer ! Les Romains détestaient les plafonds et les murs nus ! Voilà pourquoi ils ajoutaient souvent de la peinture sur un enduit encore frais, c’est ce qu’on appelle la fresque. Et il y en a à Pompei !

Quels sont les différents styles pompéeins ?

Les premiers archéologues ont ainsi identifié, sur les fresques, quatre styles, dits pompéiens. Ils correspondaient à des modes appartenant à des périodes différentes.

  • Le premier style, d’inspiration grecque, date du IIe siècle av. J.-C. Il consistait à donner l’illusion de murs plus riches par l’ajout d’éléments d’architecture en relief ou par de fausses plaques de marbre. Tout cela était possible grâce à une technique magique : le stuc ! Afin de pouvoir créer le relief, l’enduit est souvent très fin, à base de poudre de marbre mélangée à de la chaux, obtenue en chauffant des blocs de calcaire à de très hautes températures. Il peut être moulé ou modelé, laissé blanc pour imiter le marbre ou rehaussé de couleurs.
  • Le deuxième style apparaît en 80 av. J.-C. C’est une petite révolution picturale ! Le peintre adopte la technique du trompe-l’œil pour recréer une architecture en perspective, au moyen de couleurs éclatantes.
  • Le troisième style, qui apparait sous le règne d’Auguste, se caractérise notamment par des petits personnages au sein de scènes idylliques et des tableaux représentant des scènes mythologiques.
  • Le quatrième style mélange les architectures en trompe-l’œil du 2e style avec les tableaux et les petits personnages du 3e. Des personnages mythologiques grandeur nature peuvent aussi être peints. C’est ce qu’on appelle des mégalographies et elles apparaissent dès le 2e style.

La mosaïque, un art romain

Mais les Romains ne décoraient pas uniquement les murs. Les sols étaient aussi pourvus de dallages en marbre et d’exceptionnelles mosaïques ! Composée de tesselles, petits cubes de pierres noires, blanches ou colorés, la mosaïque était présente dans les domus, c’est-à-dire les maisons romaines les plus luxueuses. Certaines mosaïques étaient aussi sur les murs. Elles étaient parfois pourvues de coquilles ou encore de céramiques. Des motifs figurés pouvaient être dessinés, ou des animaux exotiques, ou des scènes historiques élaborées. Les tapis de mosaïques les plus sophistiquées étaient généralement imbriquées dans des rectangles au centre de pièces comme dans les tricliniums, les salles à manger où les convives pouvaient les admirer.

Les décors de sol découverts dans la maison de Jupiter en 2019 interrogent les chercheurs quant à leurs significations. Que signifient cet homme scorpion et cette créature ailée portant une torche ? Cette figuration est totalement inédite et les archéologues n’ont pas encore trouvé de réponses à ce mystère…

Un devoir de conservation

Au-delà de l’analyse de ces nouveaux décors, les archéologues ont un devoir de conservation.

Avant d’entamer une étape d’étude, il faut nettoyer la peinture murale ou la mosaïque délicatement à l’eau. Puis, dans certains cas, une fois les éléments documentés, il vaut mieux détacher l’enduit de son mur d’origine pour le mettre à l’abri. Pour cela, les restaurateurs italiens appliquent un tissu et une colle permettant de détacher l’enduit du mur originel. Cette méthode est rendue possible car les Romains pouvaient appliquer jusqu’à sept couches d’enduit sur leurs murs ! Ainsi, les restaurateurs ne détachent que la partie contenant l’enduit sans détruire la structure. Par la suite, ils déposent la fresque dans le laboratoire pour qu’elle soit étudiée tranquillement par les archéologues. Il arrive souvent que les enduits soient découverts en mille morceaux. Le travail des archéologues consiste alors à recomposer l’enduit originel en assemblant tous les fragments.

Un vrai travail de fourmi ! Mais le résultat est tellement satisfaisant quand on arrive à restituer ce puzzle !

Réalisateur : Théophile Leylavergne

Producteur : Gedeon Programmes; France Télévisions; Inrap; Réseau Canopé

Année de copyright : 2019

Publié le 25/03/20

Modifié le 25/03/20

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