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Histoire04:24

Pompéi, capitale de l’archéologie

Pompéi, sur les traces des Romains

Ensevelie sous les cendres libérées par l'éruption du Vésuve en 79, la ville de Pompéi tombe dans l'oubli pendant plusieurs siècles. Elle ne fut redécouverte au XVIIe siècle, mais l'exploration ne commença qu'en 1748, sous l'implusion du roi de Naples Charles III de Bourbon. La mise au jour de la ville antique provoque un regain d'intérêt pour cette époque et marque la naissance de l'archéologie moderne. En 1997, la ville de Pompéi a été inscrit par l'Unesco sur la liste des sites du patrimoine mondial.

Pompéi, une ville prospère avant l'éruption du Vésuve

Nous sommes en 79 ap. J.-C., dans une zone prospère du sud de l’Italie, nommée aujourd’hui Campanie. Les habitants de l’Empire romain vivent une période heureuse et sans guerre appelée pax romana. Pompéi est alors une ville qui profite du commerce et de ses terres fertiles. La ville est construite à côté de cette grande montagne appelée Vésuve. Selon certaines légendes, c’est Vulcain, le dieu de la forge, qui aurait créé cette montagne en versant du métal en fusion sur un géant.

Au pied de cette étrange montagne, les Pompéiens ont vite compris que le terrain était particulièrement fertile. Ils ont alors fait pousser des vignes, attributs du dieu Bacchus ainsi que des arbres fruitiers.

Tout semblait prospère dans cette cité à l’ombre du Vésuve et aucun des habitants ne soupçonnait que leur montagne fétiche était un terrible volcan destructeur. Pourtant, en 62 ap. J.-C., un tremblement de terre avait détruit une grande partie des bâtiments de la cité. Un présage que les Pompéiens n’avaient pas assimilé au Vésuve et à sa dangerosité.

Comment Pompéi a-t-elle été détruite ?

Le 24 octobre 79 ap. J.-C., un immense craquement se fit entendre, comme si les montagnes s’écroulaient et d’énormes roches furent projetées au-dessus du Vésuve. Sous la pression magmatique, le bouchon de lave venait d’exploser, libérant un nuage volcanique de plusieurs dizaines de kilomètres de hauteur en prenant la forme d’un champignon.

Une heure après la création de ce nuage, une pluie de petites pierres ponces, appelées lapilli, tombèrent sur Pompéi et commencèrent à s’accumuler sur les toits. Certains habitants fuirent la ville tandis que d’autres décidèrent de s’abriter dans les pièces qui avaient résisté à la pluie de lapilli.

Vers 16h-17h, une avalanche de gaz et de cendres déferle sur la région. Ces coulées, appelées nuées ardentes, composées de gaz à plus de 400°C figent dans la mort les rares survivants réfugiés dans les maisons.

En un peu moins d’une journée, le volcan avait rayé de la carte la ville de Pompéi, mais aussi Herculanum et d’autres villes aux alentours. La ville, bien que détruite, ne disparut pas totalement des mémoires. En effet, Pline le Jeune, un homme de lettres, était non loin de Pompéi lors de l’éruption. Il raconte la mort de son oncle, parti pour Herculanum, dans ses lettres adressées à son ami Tacite. Seules les lettres de Pline traversèrent les siècles et on oublia l’emplacement précis de la ville, jusqu’au XVIIe siècle. A cette époque, tout le monde adorait l’Antiquité !

La découverte de Pompéi et la naissance de l'archéologie moderne

En 1748, après plusieurs découvertes fortuites, des érudits italiens, français mais aussi anglais décidèrent de déterrer les vestiges qui apparaissaient à la surface du sol. Ils découvrirent des objets incroyables et des bâtiments extrêmement bien conservés. Au début, c’était un petit peu chaotique… Chacun creusait des tunnels de son côté pour amasser le plus d’objets précieux afin de les revendre. Puis, les érudits comprirent que collecter de beaux objets ne servait pas à grand-chose et qu’il était plus intéressant de comprendre la ville qui apportait des tas d’informations sur les Romains. Alors, des techniques et méthodes se mirent en place et une nouvelle archéologie vit le jour.

Un archéologue napolitain du nom de Giuseppe Fiorelli, remarqua que des creux s’étaient formées tout autour des corps de Pompéiens morts lors de l’éruption. Il creusa alors un petit trou et y fit couler du plâtre, attendit quelques heures et déterra l’empreinte des corps. Grâce à ces moulages, on peut voir aujourd’hui les corps des victimes du Vésuve. Les moulages des corps sont à l’image de Pompéi : un désastre pour ses anciens habitants, mais une mine d’or pour comprendre la vie des Romains de l'Antiquité !

Réalisateur : Théophile Leylavergne

Producteur : Gedeon Programmes, France Télévisions, Inrap et Réseau Canopé

Année de copyright : 2019

Publié le 25/03/20

Modifié le 25/03/20

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