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Histoire04:09

Les habitants de Pompéi

Pompéi, sur les traces des Romains

Lors de l'éruption du Vésuve, certains habitants de Pompéi ont tenté de fuir la ville et d'autres se sont réfugiés dans leur maison, pensant être à l'abri. Mais une fin tragique les attend… Qui étaient les habitants de Pompéi ? Comment vivaient-ils avant la catastrophe ?

La matrone

Dans les nouvelles fresques mises au jour à Pompéi, dans la maison au jardin, un portrait de femme a été révélé. Il s’agissait sûrement de la matrone, qui gérait tout l’habitat avec ses esclaves et qui se chargeait de l’éducation de ses filles à partir de 7 ans. Le statut de la femme n’était pas forcément enviable dans l’Antiquité, malgré tout, certaines d’entre elles pouvaient atteindre une forme d’émancipation en participant à différents événements sociaux ou en exerçant des activités professionnelles variées. C’est justement le cas de Julia Félix qui, après la mort de son mari, devint promoteur. Elle louait des appartements au cœur de la ville ! Aussi, l’instruction féminine n’était pas réservée qu’aux classes supérieures et bon nombre de femmes savaient lire, écrire et pratiquer la musique.

Toutefois, les auteurs antiques ne sont pas tendres avec les femmes et surtout les matrones… Tite-Live ou Ovide, comme d’autres auteurs, décrivent ces dernières comme vaniteuses et frivoles, uniquement soucieuses de leur esthétique et exclusivement occupées par leurs amants. Cette description et le droit romain témoignent de la place inégalitaire de la femme dans la société romaine. En effet, mari de la matrone, le paterfamilias avait tous les droits sur elle. Les mariages étaient également arrangés. Le paterfamilias choisissait le conjoint de sa fille ou de son fils.

Les esclaves

Parmi les différents squelettes retrouvés, les archéologues ont mis au jour celui d’une femme plus grande que la moyenne et à la dentition en bon état. Les scientifiques pensent, du fait de sa taille et de son patrimoine génétique différent des autres membres de la pièce, que ce squelette était celui d’une esclave. La pratique de l’esclavage est un marqueur de la société romaine. A Pompéi, même les personnes peu fortunées possèdaient au moins un ou deux esclaves. L’auteur latin Varron les définit comme des instruments doués de voix, ce qui prouve le manque de considération dont ils faisaient l’objet. Cependant, tous les esclaves n’étaient pas logés à la même enseigne. La majorité était employée comme main-d’œuvre pour les travaux, l’entretien des édifices publics, ou pour des activités manufacturières souvent ingrates. Les esclaves appartenant aux citoyens les plus riches étaient parfois intégrés à la famille et était donc mieux traités. Il arrivait régulièrement à ces derniers d’être affranchis, c’est-à-dire libérés.

Aussi, les esclaves en contact direct avec la famille comme les professeurs, ou les servantes pouvaient parfois être assez bien traitées. C’est en tout cas ce que nous révèle cette étonnante découverte : des esclaves sont morts dans la même pièce et en même temps que leurs maîtres.

Les enfants

Dans cette chambre, des enfants ont aussi passé leurs derniers moments. La mortalité infantile était courante. S’ils survivaient à l’accouchement, 8 % ne dépassaient pas leur premier mois, 30 % ne vivaient pas plus d’un an et la moitié seulement franchissait la dixième année. Ceux qui survivaient portaient un pendentif. Il pouvait être fait de cuir pour les populations les plus pauvres ou en métal précieux pour les plus riches. Ce pendentif en forme de bulle s’appelait bulla pour les garçons et bullula pour les filles. Ils portaient ce bijou censé éloigner le mauvais sort jusqu’à leurs 17 ans. Malgré un certain niveau de confort d’une partie de la population, la majorité des Pompéiens devait lutter pour s’émanciper afin d’avoir une meilleure vie.

Réalisateur : Théophile Leylavergne

Producteur : Gedeon Programmes, France Télévisions, Inrap et Réseau Canopé

Année de copyright : 2019

Publié le 25/03/20

Modifié le 25/03/20

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