Logo Lumni

Oups, veuillez renseigner une adresse email valide

France Télévisions et l’INA traitent votre adresse e-mail afin de vous adresser respectivement les newsletters Lumni et Lumni Médiateurs FTV, la newsletter Lumni Enseignants INA. Pour exercer vos droits sur vos données personnelles, cliquez sur le lien de désabonnement intégré dans les newsletters ou contactez FTV ou l’INA. Pour en savoir plus, voir les politiques de confidentialité de FTV et de l’INA.

Un jeune enfant peut-il ressentir la discrimination ?

Oui bien sûr, répond Édith Salès-Wuillemin, professeur de psychologie sociale à l’Université de Bourgogne. S'il ne peut pas toujours lui donner un nom, il a très tôt le ressenti de cette action qui consiste à traiter une personne différemment d'une autre.

« Un enfant se compare sans cesse avec un autre, qu’il soit à l’école ou dans la fratrie… Aussi, il se rend parfaitement compte des dissemblances et du fait qu’un autre peut être traité mieux (ou moins bien) que lui. » Des travaux ont été faits autour d’enfants de 3-4 ans, et ceux-ci ont mis en évidence que pour ces très jeunes le ressenti d’injustice est bien présent.

En revanche, il n'est pas rare de constater que ces tout-petits ne se soucient généralement pas de la couleur de peau de leurs voisins. Pourquoi ? «  Cela vient avec la socialisation, explique Édith Salès-Wuillemin. Au départ, l’enfant n’est pas encore dans un groupe ; au contact de sa mère, il ne fait pas de différenciation.  » C’est après, lorsqu’interviennent les cercles de la famille, de la crèche et de l’école, que commence la vie en communauté et que naît la notion de différence.

 

 

Publié le 03/02/14

Modifié le 13/11/19

Retrouve ce contenu dans :