Vidéo : L'Irak et le piège Daech

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France Télévisions
Histoire05:37Publié le 01/02/2021

L'Irak et le piège Daech

Irak, destruction d'une nation

En 2011, Barack Obama annonce le départ des troupes américaines en Irak. Le chiite Nouri al-Maliki entame un 2e mandat à la tête du pays qui connaît un nouveau regain de tensions confessionnelles.

La fin de la guerre d’Irak et l'ombre du terrorisme

Depuis 40 ans, le démon de la dictature règne sur l’Irak et l’empêche de devenir une nation. Protéger des Américains jusqu’en 2011, Nouri al-Maliki est maintenant sous l’influence de la République islamiste d’Iran. Fallait-il laisser tout le pouvoir à ce Premier ministre et à ces milices en rapatriant les troupes américaines dès 2011 ? Pour François Hollande, président de la République française de 2012 à 2017, c’est George W. Bush qui porte plutôt la responsabilité du chaos irakien : « Le mensonge a créé une situation où Saddam Hussein a été renversé et où le conflit sunnite-chiite est apparu dans toute sa cruauté. C’était le piège dans lequel il ne fallait pas rentrer : penser que l’on pouvait faire une intervention en Irak, sans que l’ensemble de la région en soit affecté. C’était une faute lourde. »

La naissance de Daech

Ce chaos permet la naissance d’une nouvelle organisation terroriste. Des sunnites, membres d’Al-Qaïda et anciens militaires de Saddam Hussein, se nomment désormais Etat islamique en Irak et au levant (EIIL) ou Daech. La Syrie voisine, en pleine guerre civile, devient alors pépinière. Ils partent combattre le président Bachar al-Asad aux cotés de l’armée de libération syrienne majoritairement composée de rebelles modérés.

Le 21 août 2013, une attaque à l’arme chimique frappe la rébellion à Damas. Des centaines de civils périssent. Washington et Paris accusent Bachar al-Asad. La ligne rouge est franchie : François Hollande contacte Barack Obama et propose une intervention aérienne contre le président syrien. Le président américain accepte, avant de se rétracter.

Peu à peu, Daech dévore la rébellion syrienne et prend le contrôle de la Syrie. Le groupe Etat islamique devient une armée. Il attire des milliers d’étrangers, candidats au djihad, comme beaucoup de Français et de Belges, dont les terroristes des attentats du 13 novembre 2015. Les djihadistes se lancent à l’assaut de l’Irak.

En juin 214, ils s’emparent de Mossoul, la plus grande ville sunnite irakienne. Les forces armées du premier ministre Nouri al-Maliki ne font pas le poids.

Réalisateur : Jean-Pierre Canet

Producteur : Tohubohu

Année de production : 2020

Publié le 01/02/21

Modifié le 01/02/21

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