Vidéo : La musique de Charpentier pour « Le Malade imaginaire »

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France Télévisions
Culture générale03:23Publié le 10/01/2022

La musique de Charpentier pour « Le Malade imaginaire »

Le Malade imaginaire

La musique et les intermèdes jouent un rôle essentiel dans le Malade imaginaire de Molière. Catherine Cessac, directrice de recherche émérite au CNRS nous en dit plus sur l’œuvre de Marc-Antoine Charpentier, qui fut un ami proche du dramaturge.

Qui est Marc-Antoine Charpentier ?

Marc-Antoine Charpentier est un grand compositeur français qui a réalisé près de 550 œuvres connues, et dont de nombreuses autres auraient aujourd’hui disparu. S’il a composé beaucoup de musiques religieuses, il a également contribué au théâtre, travaillant avec des auteurs comme Corneille, célèbre dramaturge, auteur du Cid, ou Molière. Une grande amitié est rapidement née avec ce dernier, tous deux partageant un goût prononcé pour le style italien, dans la musique comme dans la comédie.

Les intermèdes musicaux sont-ils essentiels à la représentation de la comédie ?

La musique de Charpentier, les pantomimes et les danses ont été négligées durant plusieurs siècles. Pourtant, sans elles, la pièce du Malade imaginaire est incomplète, d’autant plus que c’est Molière qui a écrit les textes chantés. Il devient même difficile de saisir le sens des dernières répliques du premier et du troisième acte, qui servent normalement à introduire l’intermède qui suit, et qui n’est pas représenté.

Quels sont les meilleurs intermèdes dans le Malade imaginaire ?

D’un point de vue comique, le premier et le troisième intermède sont les plus réussis et alternent texte parlé et texte chanté. Le premier est introduit par Polichinelle, figure importante de la comédie italienne, qui tente de séduire Toinette avec une sérénade. Il est interrompu par des violons avec lesquels il dialogue, et est ensuite interpelé par des archers, l’équivalent de la police moderne, à cause du bruit qu’il a occasionné. Le troisième parodie la cérémonie d’intronisation d’un médecin, c’est-à-dire le personnage d’Argan, qui est moqué. Il est écrit dans un latin compréhensible par tous, ce qui renforce la note comique, et le rythme de la musique y est effréné.

Réalisateur : Le philtre

Producteur : CMBV (Centre de la musique baroque de Versailles)

Année de copyright : 2021

Publié le 10/01/22

Modifié le 28/11/22

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