Vidéo : « Le Malade imaginaire », une comédie en forme de fête

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France Télévisions
Spécialités05:50Publié le 10/01/2022

« Le Malade imaginaire », une comédie en forme de fête

Le Malade imaginaire

Le Malade imaginaire est une comédie originalement présentée comme une fête, notamment grâce à l’importance de la musique et de la danse. Et ce, dès le prologue, comme l’explique Laura Naudeix, maîtresse de conférences en études théâtrales à l’université Rennes 2.

Pourquoi faire un prologue ?

Le prologue est apparu au théâtre grec durant l’Antiquité. Il s’agissait alors d’une scène, avant l’arrivée du chœur, qui servait à introduire l’action dramatique. Une fonction qui évolue avec la Renaissance italienne, où il est utilisé pour présenter la forme du spectacle, comme dans le Malade imaginaire, où il montre comment le chant, la danse et la musique vont se mélanger. Il est interprété par plusieurs personnages issus de l’imaginaire, comme la déesse romaine Flore. Enfin, le prologue du Malade imaginaire illustre une autre utilité du prologue, la dédicace au roi, commanditaire de l’œuvre. C’est une manière de le remercier pour sa protection, et de dire au public qu’ils sont comme le roi, ou du moins comme s’ils étaient invités à la cour.

A quoi sert la danse dans le Malade imaginaire ?

L’objectif de Molière était de mettre de la comédie dans un ballet, c’est pourquoi la danse est très importante, sous tous ses aspects : la musique, de Charpentier, les costumes, ainsi que les mouvements dansés. Même certains gestes tout à fait normaux sont réalisés en rythme et de manière stylisée. On parle d’actions, ou danses, en cadence, qui vont assurer une continuité entre les parties dansées et les parties jouées par les comédiens. Et qui vont permettre de rendre moins réelles d’autres actions désagréables pour les rendre plus supportables.

D’où vient le rôle de Polichinelle ?

Le nom original de Polichinelle est Pulcinella, qui est un personnage qualifié de « type fixe » de la comédie italienne. Il s’agit d’un valet napolitain. « Type fixe » signifie que dans chaque œuvre où il apparait, le personnage porte toujours la même tenue et le même masque, mais a aussi la même manière de parler, notamment son accent, et toujours le même caractère, un peu narquois. Il a également la même fonction dramatique. Au sein d’une troupe, il est toujours joué par le même comédien.

Dans le Malade imaginaire, il semblerait que Molière l’ait un peu confondu avec Pantalone, un autre « type fixe », bien qu’il connaisse très bien la comédie italienne. Certains estiment qu’il se serait plutôt inspiré d’une marionnette, Polichinelle étant un personnage présent dans les troupes de marionnettes alors très populaire à Paris. Ce qui serait un clin d’œil à une scène d’une autre de ses célèbres pièces, Dom Juan ou le Festin de Pierre, dans laquelle Sganarelle affirme que l’homme est une « machine merveilleuse ».

Réalisateur : Le philtre

Producteur : CMBV (Centre de la musique baroque de Versailles)

Année de copyright : 2021

Publié le 10/01/22

Modifié le 10/01/22

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