Quand on parle de taux de croissance en économie, on fait référence à la variation (généralement d’une année sur l’autre) du PIB d’un pays.
Le PIB, ou produit intérieur brut, est un indicateur économique permettant d’évaluer la richesse d'un pays. Le calcul du PIB correspond à l’addition des valeurs ajoutées de tout ce qui a été produit sur une année dans le pays.
La valeur ajoutée correspond majoritairement à la richesse créée par la transformation de matières premières en produit fini. Chaque entreprise d’un pays (qu’elle vende des biens ou des services) participe à créer une petite part de valeur ajoutée, qui rentrera dans son PIB.
La valeur ajoutée ne se résume pas seulement à la production de produits finis. Quand l’État construit un hôpital ou ouvre une nouvelle école, il crée lui aussi de la richesse. C’est une valeur ajoutée de production non marchande.
Le PIB réel tient compte de la variation des prix, en s’appuyant sur l’indice des prix à la consommation de l’Insee. Cet indicateur est donc plus pertinent que le PIB nominal pour pouvoir comparer efficacement le niveau de richesse d’un pays d’une année sur l’autre.
La consommation des ménages représente plus de la moitié du PIB, c’est donc la base de la croissance. On peut également citer l’investissement des entreprises, les dépenses de l’Etat ou encore le commerce extérieur parmi les piliers de la croissance.
Utiliser le taux de conversion monétaire PPA (parité de pouvoir d’achat) permet de gommer les différences de niveau de prix entre les pays et donc de comparer leur niveau de richesse. Pour une analyse plus juste, il faut également tenir compte du nombre d’habitants dans le pays.
Le travail domestique (ensemble des tâches nécessaires à l’entretien du foyer) n’est pas pris en compte dans le calcul du PIB. Le PIB réel est corrigé del’inflation. La valeur ajoutée des entreprises étrangères présentes sur un territoire entre dans le calcul du PIB.
L’inflation (augmentation durable et généralisée des prix) a pour effet de gonfler artificiellement le PIB. La balance commerciale permet de calculer les échanges commerciaux (exportations et importations) d’un pays. L’IDH (indice de développement humain) mesure le bien-être d’une population.
La croissance extensive repose sur une augmentation des facteurs travail (main d’œuvre) et capital (machines/locaux). La croissance intensive, quant à elle, repose sur l’augmentation des gains de productivité ainsi que sur l’innovation technologique.
Le capital économique, théorisé par Pierre Bourdieu pour rendre compte des inégalités sociales, est assimilé aux revenus et au patrimoine. Le capital technique (progrès technique) et le capital physique (infrastructures, machines) figurent, eux, dans la théorie de la croissance endogène.
La combinaison productive correspond à l’association des facteurs de production (travail et capital) utilisée pour transformer des ressources en biens ou services, optimisant ainsi la productivité. La PGF (productivité globale des facteurs) mesure l’efficacité de la combinaison productive.
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