Même si les délocalisations créent des emplois dans le pays d’implantation, les entreprises y déplacent leur production avant tout parce que la main-d’œuvre y est moins chère (du fait de salaires bas et d'une protection du travail faible). Cela leur permet de réduire leurs coûts de production.
Les entreprises cherchent à réduire leurs coûts de production pour rester compétitives, ce qui peut induire un nivellement par le bas des salaires, y compris dans les pays dits développés économiquement s’il n’existe pas une protection du travail forte.
Les richesses se concentrent dans les pays les plus développés économiquement, qui délocalisent et sont souvent propriétaires de firmes multinationales. La valeur ajoutée créée par celles-ci leur revient principalement, et non aux pays qui hébergent une partie de leurs chaînes de production.
L’intensification des échanges mondiaux augmente les flux de transports (en particulier maritimes et aériens), et donc les émissions de CO2.
Les délocalisations concernent aussi certains services (centres d’appel, informatique, etc.).
Bien au contraire, la mondialisation encourage à la spécialisation selon les avantages comparatifs de Ricardo. Certains pays ont misé sur une compétitivité prix (grosses quantités et prix bas) et d’autres sur une compétitivité hors prix (production à haute valeur ajoutée).
La fragmentation de la chaîne de valeur est une des conséquences de la mondialisation. Elle consiste à découper toutes les étapes de la production en plusieurs, réalisées dans différents pays selon leurs avantages comparatifs (coût du travail faible, matières premières, etc.).
Dans un système mondialisé, les États baissent leurs impôts pour attirer les entreprises internationales, ce qui crée une concurrence fiscale internationale. Cette concurrence peut être qualifiée de déloyale par certains États qui peinent à attirer des firmes multinationales.
Dans un contexte de mondialisation, les États peuvent chercher à défendre leurs entreprises face à la concurrence étrangère jugée trop forte ou déloyale. C’est du protectionnisme. Ses outils peuvent être tarifaires (droits de douane élevés) ou non tarifaires (instauration de quotas).
Dans le passé, il y avait une spécialisation entre pays développés (biens manufacturés et services) et les pays en développement (produits primaires). Aujourd’hui, le processus de production est fragmenté en fonction des coûts et des compétences présents dans chaque pays.
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Les effets pervers de la mondialisation
La mondialisation a favorisé le développement des échanges, qu’ils soient de biens ou services, financiers ou même interculturels. Elle a ainsi permis aux consommateurs d’avoir accès à une multitudes de biens et services du monde entier, souvent à bas coûts. Néanmoins, la mondialisation entraîne aussi des effets pervers. Quels sont-ils ? Quelles conséquences ont-ils ? Vérifie tes connaissances dans ce quiz.
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