Bien que communiste, la Yougoslavie de Tito a rompu ses liens avec l'Union soviétique dès 1948. Pendant la guerre froide, elle était un pays « non-aligné », ce qui signifie qu'elle refusait de rejoindre le bloc de l'Est (dirigé par l'URSS) ou le bloc de l'Ouest (dirigé par les États-Unis).
Slobodan Milošević, devenu président de la Serbie, a utilisé un discours nationaliste pour renforcer son pouvoir. Sa politique a exacerbé les tensions entre les différentes républiques et a été un facteur clé dans l'éclatement du pays.
Après la mort de Tito en 1980, les nationalismes réprimés ont refait surface. En 1991, la Slovénie, la Croatie et la Macédoine ont été les premières républiques à proclamer leur indépendance, marquant le début de la dislocation violente du pays.
La situation en Bosnie-Herzégovine était une « mosaïque ethnique ». En mars 1992, les Bosniaques (musulmans) et les Croates de Bosnie ont voté pour l'indépendance. Cependant, les Serbes de Bosnie ont boycotté ce référendum et ont refusé de quitter la Yougoslavie, ce qui a déclenché la guerre.
Le siège de Sarajevo par les forces serbes de Bosnie a duré près de quatre ans. Les habitants ont vécu sous les bombardements et les tirs de snipers, privés d'eau, d'électricité et de nourriture, causant plus de 11 000 morts.
L'ONU avait déclaré Srebrenica « zone de sécurité » en 1993, mais cette protection est restée « théorique ». En juillet 1995, les forces serbes du général Mladić ont pris la ville et ont massacré environ 8 000 hommes et adolescents bosniaques sous les yeux des Casques bleus.
Le personnel militaire de l'ONU sur le terrain a pour première mission de protéger la population dans les zones de conflit, mais aussi de surveiller certaines situations. Si celles-ci dégénèrent, ils peuvent s'interposer entre les camps ennemis et même combattre.
Le génocide de Srebrenica a provoqué une intervention de l'OTAN. Cela a conduit les différentes parties à négocier et à signer un accord de paix en décembre 1995 (les accords de Dayton), qui a mis fin à la guerre et acté la division de la Bosnie.
Le conflit a éclaté dans la province serbe du Kosovo, majoritairement peuplée d'Albanais. Face à la répression serbe d'une rébellion locale, et craignant un nouveau génocide, l'OTAN est intervenue en 1999 en bombardant la Serbie.
Créé en 1993 et siégeant à La Haye, le TPIY a été le premier tribunal international pour crimes de guerre depuis Nuremberg. Il a permis de condamner 161 personnes, dont les principaux responsables politiques et militaires des conflits, comme le président serbe Slobodan Milošević ou le général serbe Ratko Mladić.
La situation des anciens États yougoslaves est très diverse aujourd'hui. La Slovénie et la Croatie sont membres de l'Union européenne. D'autres sont candidats (Macédoine du Nord, Monténégro) ou font face à des tensions politiques et ethniques persistantes.
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Les guerres d'ex-Yougoslavie
Après l'effondrement du bloc de l'Est, la Yougoslavie éclate, en 1991,en plusieurs républiques qui vont proclamer leur indépendance : la Serbie, la Bosnie-Herzégovine, la Slovénie, la Macédoine, le Monténégro et la Croatie. Mais cette dislocation ne se fait pas sans heurts. Avec ce quiz, vérifie que tu as bien compris Quelles sont les principales causes et conséquences des différents conflits qui ont embrasé l'ex-Yougoslavie ?


