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Actualité03:03Publié le 12/06/2019

La France est-elle raciste ?

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Banalisation de l'extrême droite, insultes racistes ou antisémites sur les réseaux sociaux, violences dans la rue, discriminations raciales…au pays des Droits de l’Homme, le racisme est toujours bien présent. La preuve : selon un nouveau sondage commandé par l’Union des Etudiants Juifs de France et SOS Racisme, 40 % des sondés pensent qu’il y a trop d’étrangers en France en 2021.

La haine se transforme en violence

Et parfois, la haine de l'autre se transforme en violence. Ainsi le nombre d'actes anti-musulmans a augmenté de 53 % sur le territoire français entre 2019 et 2020. Malgré les deux confinements, 235 actes islamophobes ont été recensés sur l'année. Ces violences interviennent alors que les polémiques sur le voile ou le séparatisme se multiplient dans les médias tout comme à l'Assemblée nationale.

Les musulmans ne sont pas le seul groupe à subir du racisme en France. Si le nombre d'actes antisémites d'ordre matériel a baissé de moitié entre 2019 et 2020, le nombre d’agressions violentes recensées est resté quasi identique.

Les Roms, les moins tolérés

Mais la catégorie la plus discriminée est celle des Roms : ils sont peu tolérés, bien moins que les autres groupes. La xénophobie reste présente en France et les Français en ont parfaitement conscience. La perception de ces actes n'est pourtant pas toujours évidente.

Les stigmatisations racistes sont diverses. Elles vont des violences ph ysiques aux violences verbales en passant par le harcèlement, les discriminations ou les plaisanteries de mauvais goût. Des stigmatisations douloureuses pour les victimes, et surtout, qui donnent rarement lieu à des plaintes.

Les victimes ne portent pas toujours plainte 

Si 6 603 affaires concernant des actes racistes ont été transmises à la justice en 2018, 1,2 million de personnes disent avoir été victimes d'au moins une atteinte à caractère raciste, antisémite ou xénophobe. Ce qui expliquerait en partie ce décalage, c’est une forme de banalisation et d’accoutumance des victimes à ces expressions du racisme ordinaire. Certaines victimes hésitent aussi à porter plainte, redoutant une procédure longue et ayant peu de chances d’aboutir.

Le taux de plainte est estimé à 2 % pour les injures racistes, et 14 % en cas de menaces ou de violences.

La loi est pourtant très sévère à l'encontre des comportements discriminatoires et des violences envers une personne, en raison de son origine ou de sa couleur de peau. Une injure raciste publique, y compris sur les réseaux sociaux, peut entraîner jusqu’à un an de prison et 45 000 euros d’amende.

 

Réalisateur : Maxime Chappet

Nom de l'auteur : Arnaud Aubry

Producteur : France Télévisions

Publié le 12/06/19

Modifié le 03/05/21

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