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Sciences et technologie24:52

Niveau zéro de l’épiderme. Nous prenons I’ascenseur pour descendre, en coupe géologique jusqu'à la couche basale, où se trouvent les unités de fabrication.

De là, les cellules nouvellement produites remontent vers le haut. Hardies alpinistes au départ, elles s’alourdissent de kératine à mesure de leur progression pour terminer tuiles stratifiées à la surface de la peau.

De quoi la peau est-elle faite ?

Descente jusqu'aux colonnes verticales des cellules de Malpighi. Et nous rencontrons, un peu plus loin, un vaisseau capillaire, où nous retrouvons nos amis les globules rouges. Justement, certains d'entre eux protestent ; alors qu'eux peinent, les cellules mélanocytes se dorent au soleil. Il faut les détromper, expliquer combien utile à la communauté est le travail de celles-ci.

Nous suivons le vaisseau sanguin en légère déclinaison. Sous le sous-sol où nous abordons le derme, voici une active zone industrielle où nous rencontrons les organites du toucher : Meissmer, Merkel. Plus loin, nous ferons la connaissance du muscle horripilateur du poil, peu satisfait de sa tâche : horripiler. Voici encore travailleur sérieux et froid avec lequel il ne fait pas bon plaisanter : Krause. Et nous voici aux jardins italiens sur lesquels s’extasie maître Globus. Nous faisons connaissance là de fleurs luxuriantes, qui ont pour noms Ruffini, Golgi, Pacini et nous les voyons dans un exercice de leurs fonctions.

Mais nous sommes déjà au second sous-sol, à l’hypoderme, et d’importants icebergs de graisse obstruent notre horizon. Un poil tressaille à sa base et transmet des impulsions Il se passe quelque chose là-haut, en surface. Remontons. En effet, un moustique vient de se poser au milieu de la forêt de poils de I’avant-bras. Il affûte son dard… Et pique !

Comment la peau réagit-elle à une piqûre ?

Dans le paisible vaisseau sanguin à I'activité routinière où migraient nos globules, c'est soudain la panique, car une foreuse énorme vient de percer la voûte de leur voie.

Et tout de suite la pompe aspirante se met en marche. On lutte contre le courant puissant, on s’arc-boute, mais bien des membres du plasma sont emportés par le maelström aspirant. Puis la situation devient plus grave car, pour stimuler sa source qui s'est tarie, le moustique injecte dans la peau un gaz toxique irritant. Des antigènes.

Envoyé en reconnaissance, Métro, chef des anticorps, a vite fait de repérer I’ennemi. Et sa troupe, aidée par les polynucléaires basophiles et phagocytes, va livrer aux intrus une lutte sans merci. C’est un combat confus, où tous les moyens de défense du secteur entrent en jeu. Et qui se terminerait plutôt bien si...

Là-haut, Pierrot gratte furieusement son avant-bras irrité et finit par y provoquer une petite crevasse. Des streptocoques proches ouvrent un œil intéressé : I’occasion est belle pour franchir le mur de la peau. Sous la conduite de leur chef Teigneux, ils s'élancent dans la brèche. Les anticorps, épuisés par leur combat à peine achevé, et en trop petit nombre maintenant, ne peuvent opposer une résistance efficace. Les streptocoques se voient vainqueurs et leur chef jubile.

Mais là-haut, maman Pierrette vient de nettoyer la plaie à l’eau oxygénée. Les bulles de celle-ci explosent et les streptocoques aussi. Commentaire final pendant qu’une dernière fois nous explorons les beautés du tissu cutané :

« Combien de vêtements, de paires de chaussures, use-t-on au long d'une vie ? La peau, constamment renouvelée, ne s' use jamais. Emballage protecteur, première ligne de défense contre Invasions et blessures » !

 

Réalisateur : Albert Barillé

Nom de l'auteur : Albert Barillé

Producteur : Procidis

Année de copyright : 2016

Publié le 15/04/20

Modifié le 20/04/20

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