Après la chute du roi le 10 août 1792, une nouvelle assemblée est élue au suffrage universel masculin : la Convention. Sa première décision, le 21 septembre, est d'abolir la monarchie.
Même si l'intervention des femmes a été massive dans la Révolution, avec des figures comme Olympe de Gouges, auteure de la Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne, le mode de scrutin reste exclusivement masculin.
Bien que des royalistes et des prêtres aient été exécutés, ils ne représentaient qu'environ 30 % des victimes. La majorité des 1 200 à 1 400 personnes tuées dans les prisons parisiennes étaient en réalité des détenus de droit commun.
Pour faire face aux menaces des monarchies européennes, la Convention ordonne la mobilisation de 300 000 hommes. Cette décision provoque de violentes révoltes dans plusieurs régions, notamment en Vendée, où des paysans catholiques et royalistes prennent les armes.
Le Comité de salut public est créé pour faire face aux graves menaces (guerres extérieures, insurrections intérieures) qui pèsent sur la République. Il devient le véritable gouvernement du pays, doté de pouvoirs très étendus pour « sauver la Révolution ».
Danton prononce cette phrase pour justifier la mise en place d'une justice d'État (le tribunal révolutionnaire) afin d'éviter les massacres populaires spontanés et incontrôlés, comme ceux de septembre 1792.
La loi des suspects est l'un des principaux outils du Comité de salut public, le gouvernement révolutionnaire dirigé par Robespierre. Cette loi à la définition très large permet d'arrêter et de juger de façon expéditive toute personne suspectée d'être contre la Révolution.
La Terreur finit par frapper les révolutionnaires eux-mêmes. Des luttes de factions éclatent et le Comité de salut public fait exécuter des figures importantes jugées trop modérées (comme Danton et Desmoulins) ou trop radicales. La Révolution « dévore ses propres enfants ».
L'intensification de la Terreur et le pouvoir quasi dictatorial de Robespierre inquiètent de nombreux députés de la Convention. Craignant d'être les prochains sur la liste des suspects, ils s'allient pour le faire arrêter, lui et ses partisans.
Robespierre et ses partisans sont mis hors-la-loi, ce qui signifie qu'ils peuvent être exécutés sans procès. Ils sont guillotinés dès le lendemain de leur arrestation, le 28 juillet 1794. Cet événement marque la fin de la Terreur.
On appelle « thermidoriens » ceux qui mettent fin à la Terreur. Ils ne constituent pas un groupe homogène, puisqu'ils appartiennent à des groupes politiques distincts. C'est surtout une alliance de circonstance, contre Robespierre et les « robespierristes ».
Après une brève période de liquidation de la Terreur, le Directoire est mis en place qui dure du 26 octobre 1795 au 10 novembre 1799. Il s'agit d'une période de transition entre la Convention nationale et l'époque napoléonienne du Premier Empire.
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La République et la Terreur (1792-1794)
Après l’arrestation et l’emprisonnement de Louis XVI, la royauté est abolie. C'est la fin d'un monde et le début d'une nouvelle ère politique qui sera très vite contestée. En effet, le nouveau régime est menacé par des mouvements royalistes et contre-révolutionnaires. Pourquoi les débuts de la République sont rapidement marqués par la violence ? Vérifie que tu as tout compris à cette période mouvementée avec ce quiz.
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