Vidéo : Figures du savant, fou ou génial ? (24 juin)

vidéo suivante

Contenu proposé par

France Télévisions
Français30:07

Figures du savant, fou ou génial ? (24 juin)

Les cours Lumni - Collège

Dans ce cours, Marion, professeure de français, propose de réfléchir à la figure du savant et du chercheur scientifique.

Téléchargez le support du cours en pdf.

Balthazar Claes dans La Recherche de l’absolu par Honoré de Balzac

Balthazar Claes est dépeint comme un scientifique mystérieux, puissant mais aussi désordonné et agressif. Entre merveille et inquiétude. Il nous pose plusieurs questions sur la figure du savant :

  • Le chercheur est-il un fou aux rêves inaccessibles et à l’espoir égoïste, ou agit il pour le bien de l’humanité en nous amenant vers le progrès ?
  • Ne faut il pas être un peu fou pour faire de grandes découvertes et penser que les choses sont autrement que l’on croit ?
  • Jusqu’au peuvent aller les recherches scientifiques ? Y a-t-il des limites ?
  • Quels buts doivent- elles avoir ?

Pour répondre à ces questions, nous pouvons comparer deux savants classiques de la littérature.

Otto Lindenbrock dans Voyage au Centre de la Terre par Jules Verne,

À la différence de Balthazar, on retrouve dans Otto Lindenbrock un scientifique humain et raisonné. Il est prêt à se sacrifier pour la science mais ne met pas en péril la vie des autres. Jules Verne souhaite vulgariser le savoir à travers ce personnage qui se veut pédagogue en toute situation.

Otto se compare à Christophe Colomb, l’explorateur. Il souhaite partager au monde ses découvertes. C’est un personnage qui inspire la confiance par sa volonté de créer le dialogue entre l'expert et le néophyte.

Viktor Frankenstein dans le Prométhée Moderne par Mary Shelley

Viktor Frankenstein est un savant qui veut maîtriser la vie et la mort. Il créé une créature à base de morceau d’humain et d’animaux. Ce savant agit en solitaire, en marge de la société. Il explore la mort et ses cadavres, la quête impossible d’immortalité. Ses intentions sont lugubres, guidées par des émotions instables. Une fois face à la réalité, il se rend compte que sa créature est un cauchemar et comprend sa déraison. La recherche scientifique devient associée au mal.
Cela rappelle une citation de Rabelais : « Science sans conscience n’est que ruine de l’âme ».

La littérature comme garde-fou scientifique

La littérature agit comme un « garde-fou » des dérives des progrès scientifiques. Le dialogue est présenté comme la solution : un espace de transmission du savoir, d’acceptation, le point de départ de la pensée scientifique et surtout à l’image d’une communauté scientifique et contre celle du savant solitaire.

Réalisateur : Didier Fraisse

Producteur : France tv studio

Année de copyright : 2020

Publié le 24/06/20

Modifié le 22/07/20

arrow
voir plus

Ce contenu est proposé par