Proclamée en 1870, la IIIe République cherchait à s'enraciner dans le pays. Elle a utilisé les funérailles de Hugo, icône républicaine, pour organiser une grande fête populaire et affirmer ses valeurs.
L'Assemblée nationale a décrété en 1791 que ce bâtiment servirait de sépulture « aux grands hommes » pour lesquels « la patrie est reconnaissante ». L'objectif était d'honorer les citoyens ayant contribué à la grandeur de la France.
Victor Hugo a commencé sa carrière politique en étant monarchiste. Il a ensuite progressivement évolué vers des idées républicaines, devenant un défenseur de la liberté, de la démocratie et des droits humains.
Victor Hugo était un opposant farouche à Napoléon III, qu'il surnommait « Napoléon le Petit ». Il a refusé de cautionner son régime et s'est exilé pendant 19 ans, devenant un symbole de la résistance républicaine.
Sa lutte commence avec Le Dernier jour d’un condamné. Hugo essaie de se mettre à la place d’un condamné, à qui il ne reste que quelques heures à vivre. Ce combat pour l’abolition de la peine de mort devient une obsession, présente dans plusieurs romans tels Notre-Dame de Paris ou Les Misérables.
En hommage à sa grandeur nationale, le cercueil de Victor Hugo a été veillé pendant une nuit sous l'arc de triomphe. Cet acte symbolique fort a précédé le grand cortège funéraire qui l'a accompagné jusqu'au Panthéon.
L'événement a eu un retentissement populaire exceptionnel. Le cortège funéraire, qui a duré 6 heures le 1er juin 1885, a été suivi par plus de deux millions de personnes, un chiffre rarement vu pour des obsèques.
La cérémonie était laïque. En organisant un hommage grandiose mais non religieux pour une figure aussi populaire, les républicains ont affirmé la séparation de l'État et de l'Église. C'était une manière de concurrencer symboliquement l'Église catholique.
Pour s'incarner, la IIIe République a mis en place plusieurs symboles forts. La Marseillaise est devenue l'hymne national en 1879 et le 14 juillet a été choisi comme fête nationale en 1880, quelques années avant les funérailles de Hugo.
L'événement a été si marquant qu'il a scellé le destin du Panthéon. Après des décennies d'inutilisation, les funérailles de Hugo ont fait de ce monument le lieu par excellence où la République honore les personnalités qui incarnent ses idéaux.
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Les funérailles nationales de Victor Hugo
Victor Hugo était une immense célébrité à la fin de sa vie, une « gloire nationale ». Ses œuvres comme Les Misérables ou Hernani avaient révolutionné la littérature et le théâtre, le rendant extrêmement populaire auprès des Français. Comment et pourquoi la IIIe République lui rend-elle hommage à sa mort en 1885 ?


