Un stéréotype de genre est une opinion généralisée ou un préjugé quant aux attributs ou caractéristiques que les femmes et les hommes peuvent posséder, et aux rôles sociaux qu’ils doivent jouer. Il est socialement construit, peut conditionner une existence et perdure aujourd’hui.
Les stéréotypes de genre sont profondément ancrés dans le système éducatif et influencent les choix d’orientation dès le plus jeune âge. Les élèves sont souvent dirigés vers des filières considérées comme « masculines » (BTP, ingénierie, finance…) ou « féminines » (éducation, santé-social…).
Le terme « plafond de verre » de l’anglais glass ceiling est apparu aux États-Unis à la fin des années 1970. Il désigne une barrière invisible qui freine l’évolution professionnelle, souvent en raison de discriminations liées au genre, à l’origine sociale, l’âge ou l’ethnie.
Les facteurs expliquant les inégalités salariales sont divers : les secteurs les moins rémunérateurs souvent plus accessibles aux femmes, le statut professionnel (les femmes ont un moindre accès aux fonctions de direction), les politiques familiales inefficientes, la faible répartition des tâches domestiques.
Entre 1975 et 2022, le taux d’activité des femmes âgées de 25 à 49 ans est passé de 61 % à 84 %, tandis que celui des hommes du même âge a diminué de 97 % à 93 %. Il est donc dorénavant proche de celui des hommes.
La sous-représentation des femmes dans des postes de direction (25 % en 2023) s’explique notamment par les stéréotypes (elles sont souvent perçues comme moins compétentes ou moins aptes pour des rôles de leadership) et le manque de modèles féminins.
Tous temps de travail confondus, les femmes perçoivent 22 % de moins que les hommes en termes de rémunération. Si on raisonne à temps de travail équivalent, c’est 14 % de moins. Pour des postes totalement identiques, les écarts s’élèvent à 4 % en défaveur des femmes.
La ségrégation horizontale désigne la répartition inégale des femmes et des hommes entre différents métiers ou secteurs d’activité. C’est la ségrégation verticale qui correspond aux différences de salaires à niveau hiérarchique équivalent.
En France, le temps partiel subi concerne principalement les femmes. Il représente près de 77,5 % des salariés à temps partiel en 2024, souvent en raison de contraintes familiales et/ou professionnelles.
Les femmes sont davantage présentes dans les métiers intermédiaires (niveau bac à bac+3) et dans certains secteurs d’activité (enseignement, services aux ménages). Les secteurs majoritairement masculins (agriculture, industrie, construction) continuent d’être occupés par des hommes.
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Les inégalités femmes-hommes sur le marché de l'emploi
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