Vidéo : L'Europe et la dissuasion nucléaire

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Histoire03:30Publié le 25/11/2022

L'Europe et la dissuasion nucléaire

Géopoliticus

Le conflit en Ukraine et la menace russe d'utilisation de l'arme nucléaire relance la question brûlante du rôle de la dissuasion nucléaire pour la sécurité européenne. Géopoliticus fait le point.

Qu'est-ce que la dissuasion nucléaire ?

L'intervention militaire russe en Ukraine, le 24 février 2022, suivie par l’annonce par la Russie de la « mise en alerte » de sa force de dissuasion dans les premiers jours du conflit, a remis la dissuasion nucléaire au cœur de l’actualité. Par « dissuasion nucléaire », on entend la doctrine militaire défensive qui consiste à décourager l’utilisation de la force par un adversaire en faisant peser le risque de l’emploi d’une arme nucléaire. Entre puissances nucléaires, l’efficacité de la dissuasion repose sur le risque de destruction mutuelle, c’est-à-dire la crainte réciproque d’une riposte nucléaire qui conduirait à des dommages irréversibles. En Europe, seuls deux pays disposent d’une capacité de dissuasion nucléaire : la France et le Royaume-Uni, tous deux membres permanents du Conseil de sécurité des Nations Unies, aux côtés des autres puissances nucléaires que sont la Chine, les Etats-Unis et la Russie. Depuis le Brexit et la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne, la France est l’unique puissance nucléaire dans l’UE.

L'Europe et le parapluie nucléaire américain

Cependant, d’autres États européens disposent sur leur territoire d’armement nucléaire : c’est le cas de l’Allemagne, de la Belgique, des Pays-Bas et de l’Italie. Mais ces derniers ne sont pas pour autant considérés comme des « puissances nucléaires ». Pourquoi ? Parce que les armes en question appartiennent aux Etats-Unis et leur utilisation demeure soumise à l’approbation de Washington. Il s’agit là d’un héritage de la guerre froide. La plupart des Etats membres de l’Union européenne étant également membres de l’Otan, ces derniers bénéficient de la protection nucléaire américaine. C’est ce que l’on appelle communément le « parapluie nucléaire américain » ou la « dissuasion élargie ». Ce principe découle de la clause de solidarité de l’Otan, selon laquelle une attaque contre un membre de l’Alliance équivaut à une attaque contre tous. A l’inverse, d’autres pays de l’UE sont formellement opposés aux armes nucléaires. C’est notamment le cas de l’Autriche, neutre depuis 1955, et fervent soutien du Traité sur l'interdiction des armes nucléaires (TIAN) adopté en 2017. Bien évidemment, les Etats dotés voient ce texte, qui vise à définitivement interdire les armes nucléaires, d’un mauvais œil.

Divisions européennes autour de la dissuasion nucléaire

Le conflit en Ukraine et les menaces ouvertes et répétées d'utilisation de l'arme nucléaire par Moscou sont venus relancer les débats quant au rôle de la dissuasion nucléaire pour la sécurité européenne. Pour ses partisans, l’existence de la menace nucléaire en Europe nécessite de s’en prémunir. Cela explique la demande d’adhésion de la Suède et de la Finlande à l’Otan (mai 2022), qui souhaitent bénéficier de la protection nucléaire offerte aux membres de l’Alliance. Pour ses détracteurs, ils sont, au contraire, l’illustration des risques posés par la dissuasion nucléaire et un argument de plus en faveur du désarmement.

► Découvrez toutes les vidéos de la série Géopoliticus.

Réalisateur : Maxime Chappet

Nom de l'auteur : Gaspard Schnitzler

Producteur : France Télévisions, Producteur exécutif : Corner Prod, avec la participation de l'IRIS

Année de copyright : 2022

Année de production : 2022

Année de diffusion : 2022

Publié le 25/11/22

Modifié le 25/11/22

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