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Histoire-géographie, géopolitique et sciences politiques04:29Publié le 15/09/2023

L’IA, un problème démocratique mondial ?

Géopoliticus

L’intelligence artificielle (IA) connaît un développement fulgurant à travers le monde. Entre innovations et craintes, l'utilisation de l'IA nous interroge sur ses avantages, mais aussi sur ses dangers notamment envers les principes démocratiques. Peut-elle les mettre en péril ?

La course aux IA

L’intelligence artificielle peut être définie comme la capacité d’une machine à réaliser des tâches complexes et subtiles, normalement réservées à l’humain.

► Par exemple : la reconnaissance d'images, la discussion instantanée, le tri et l'organisation logique d'idées...

Les perspectives de développement technologique et économique (gains de productivité, apparition de nouveaux services...) et les bouleversements sociétaux (risque de pertes massives d'emplois, modification de la structure des économies...) qu’induit l’intelligence artificielle, en font unfacteur de puissance majeur pour les États, et donc un sujet essentiel de l’analyse des relations internationales. Les États-Unis et la Chine se livrent dans ce domaine une guerre pour le leadership, et font de loin la course en tête grâce à leurs géants numériques. La Russie a pris la mesure de l’enjeu et y voit, elle aussi, un moyen d’assoir sa puissance. Les pays européens ont également développé des stratégies pour le développement de l’IA. Mais leurs capacités sont bien plus limitées que leurs concurrents chinois ou américains.

L’intelligence artificielle s’impose dans le domaine des relations internationales également pour l’impact qu’elle a, ou pourrait avoir, d’un point de vue sociétal. Les applications concrètes de l’IA peuvent présenter de réels avantages (gains de productivité, application dans le secteur médical, remplacement de l'humain dans les tâches contraignantes...). Mais également d’importants risques de dérives.

Quels sont les dangers de l'IA pour la démocratie ?

Pourquoi l'IA peut-elle faire peur ?

  1. La désinformation. L’IA peut être un outil pour les régimes autoritaires. Elle peut renforcer les capacités de contrôle de la population et être utilisée comme un moyen de déstabilisation extérieure, ou de propagande. En mars 2022 par exemple, une fausse vidéo du président ukrainien Volodymyr Zelensky, appelant à la reddition a été diffusée sur les réseaux sociaux. L’IA risque donc de bouleverser encore un peu plus le rapport à la vérité en démultipliant les outils de désinformation (deepfakes, automatisation des fausses informations...).  
  2. Un outil partial. Les IA peuvent être vectrices de certaines idéologies ou orientations. Elon Musk (PDG de SpaceX, tesla, Neuralink, X) reproche par exemple à OpenAI, l’entreprise ayant créée ChatGPT, de développer une idéologie « woke ». En Chine, plusieurs géants de la tech développent des robots conversationnels qui devront respecter les « valeurs fondamentales du socialisme ».  Toutes ces dérives peuvent évidemment entraîner des conséquences politiques et démocratiques.
  3. Un usage militaire. A des fins militaires, l'utilisation de l'IA interroge quant à la place donnée à la machine dans le processus décisionnel (reconnaissance d'images, guidage de sous-marins, interception de missiles, analyse de données...). L’Otan a annoncé, en janvier 2023, tester un logiciel d’aide à la décision basé sur l’IA.
  4. Le pillage d'informations. La collecte et l’utilisation massive de données pour le développement d’IA posent également une réelle question de protection de la vie privée et plus largement de souveraineté des États.

Comment réguler l'IA ?

Les multiples risques de dérives de l'IA, auxquels il convient d’ajouter ceux qui n’ont pas été identifiés jusqu’ici, posent la question de la régulation. L’Union européenne fait en cela figure de pionnière avec l’adoption, en juin 2023, de l’Artifical Intelligence Act réglementant l’IA. Des organisations internationales, telles l’Unesco, se saisissent également de la thématique, quand le Conseil de sécurité des Nations unies a tenu, en juillet 2023, sa première réunion consacrée aux « conséquences pour la paix de l’intelligence artificielle ». Mais la machine est déjà en marche.

► Découvre toutes les vidéos de la série Géopoliticus.

Réalisateur : Maxime Chappet

Nom de l'auteur : Victor Pelpel

Producteur : France Télévisions, Producteur exécutif : Corner Prod

Année de copyright : 2023

Année de production : 2023

Publié le 15/09/23

Modifié le 06/12/23

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