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Histoire03:34Publié le 07/05/2026

La centrale de Tchernobyl, fleuron technologique soviétique

Tchernobyl, une tragédie sans fin

La catastrophe de la centrale de Tchernobyl est mondialement connue aujourd'hui. Mais avant d'être une catastrophe, elle a été une prouesse technologique. Que s'est-il passé ?

Tchernobyl, symbole de puissance

À 130 km au nord de Kiev, débute en 1970 la construction de la plus centrale nucléaire d’Ukraine, Tchernobyl. Elle devra être la vitrine de la supériorité technologique du bloc de l’Est. Pour mener ce chantier à bien, le Parti communiste nomme un ingénieur : Viktor Bryukhanov, directeur en charge de la construction de la centrale. Les consignes qu’il reçoit sont claires : il faut avancer vite !

Un chantier qui avance vite et bien

Alexey Breus témoigne, il était opérateur sur le réacteur 4 de la centrale : Selon lui, Viktor Bryukhanov avait bien dirigé la construction des quatre premiers réacteurs. En U.R.S.S, tout devait être terminé dans les délais impartis. La livraison et la mise en service des réacteurs se faisait généralement à l’occasion d’une fête, le Nouvel An ou le jour anniversaire de la révolution d’Octobre.  En 1984, après 14 ans de travaux, Tchernobyl devient officiellement la plus grande centrale d’Ukraine. Ses quatre réacteurs alimentent l’empire en énergie. Nikolaï Stenberg était jeune ingénieur quand il a participé à la construction de la centrale : « La première mise en route du bloc a eu lieu pendant mon service. C’était un moment d’intense émotion. »

Des défaillances dissimulées dans le système

Si le régime met en avant ses réussites, il passe sous silence les défaillances du système. En 1982, des particules radioactives s’échappent du réacteur numéro 1 et contaminent les alentours. Le secret est bien gardé. Quant aux scientifiques qui souhaiteraient se faire lanceurs d’alerte, le KGB use d’un argument convaincant : « Si vous parlez, vos familles en paieront le prix. » Nikolaï, chef de service des réacteurs 3 et 4 ne savait rien. Il ne savait pas ce qu’il s’était passé sur le premier réacteur. Il l’a appris par ses collègues, qui étaient eux aussi des spécialistes des réacteurs. Les défaillances sont étouffées car en pleine guerre froide, le bloc soviétique souffre de la comparaison avec les États-Unis. Productivité en berne, pénuries, bureaucratie. Dans le meilleur des mondes soviétiques, les échecs n’existent pas et la technologie « made in Moscou » n’a pas d’égale.

 

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Réalisateur : David Korn-Brzoza

Auteur : David Korn-Brzoza

Producteur : Program 33

Année de copyright : 2026

Publié le 07/05/26

Modifié le 07/05/26

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