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Géographie05:00Publié le 07/11/2022

La surpêche, le poisson et moi

Tout sur ta mer

Le poisson est bon pour la santé. En plus des protéines, il contient des minéraux, des vitamines, et les fameux oméga-3, des acides gras essentiels au bon fonctionnement du corps humain. Le problème, c’est qu’on en mange trop ! La consommation mondiale de poisson est passée de 9 kg par personne en 1961 à 20,5 kg par personne de nos jours. En France, on en mange même 24 kg par an et par personne ! Pour protéger les ressources en poissons, il ne faudrait pas en consommer plus de 11 kg par an et par personne.

La surconsommation et la surpêche des poissons

Nous consommons plus de poissons parce que nous sommes plus nombreux.  La population mondiale a été multipliée par 4 en seulement 100 ans ! Ensuite, les techniques de pêche ont bien changé. La technologie s’est invitée à bord et la taille des bateaux a fortement augmenté. En 2018, on a prélevé 84,4 millions de tonnes de poissons dans l'Océan. Aujourd'hui on estime que 34 % des stocks de poissons sont surexploités.

Le terme stock sert à désigner la quantité de poisson d’une même espèce disponible dans une zone précise. On parle donc de surpêche quand on pêche une espèce plus vite qu’elle ne peut se reproduire. Par exemple le thon rouge : dans les années 2000, il était pratiquement en voie d'extinction dans l’est de l’Atlantique et en Méditerranée. Pour préserver l’espèce, il a fallu instaurer des périodes de pêche, un poids minimal et diminuer les quotas de pêche des thoniers, c'est-à-dire le nombre de captures maximum par bateau. Depuis 2015, la situation s’est améliorée et les thons sont de retour en Méditerranée et dans l’Atlantique.

Les techniques de pêche menacent certains poissons de disparition

Au niveau mondial, on estime que si les stocks de poissons ont diminué de 40 % en 40 ans, c’est notamment à cause du perfectionnement des bateaux de pêche.

De petits bateaux de pêche artisanale, on est passés à d’imposants navires, de véritables usines qui peuvent dépasser les 100 M de long. Les plus grands sont capables de pêcher 200 tonnes de poissons en une nuit. Ils sont équipés des dernières technologies :

  • Les thoniers par exemple utilisent des DCP, des radeaux flottants équipés de GPS, qui renseignent les pêcheurs sur la position et le volume de poissons présents autour du radeau. Après le repérage, les thoniers lâchent un gigantesque filet capable de la surface de 28 terrains de foot et pouvant contenir 100 tonnes de thon. Un jeu du chat et de la souris totalement déséquilibré.
  • Parmi les techniques de pêche moderne, il y a aussi le chalutage profond. Elle doit son nom au chalut, un filet conique de très grande taille que l’on déploie jusqu’à 1 500 mètres de profondeur. En plus d’être très efficace, le chalut détruit les fonds marins et capture des poissons qui se reproduisent très lentement. Cette pêche a été interdite dans l’Atlantique Nord-Est en 2016 mais elle continue ailleurs.

Ces pêches industrielles se font au détriment de petits pêcheurs, plus respectueux des ressources en poissons et qui arrivent de moins en moins à tirer des revenus suffisants de leur pêche. L'autre problème, principalement dans les pays en développement, est la pêche illégale. Une pêche non déclarée qui pourrait représenter 12 à 28 % de la pêche dans le monde.

L'aquaculture est-elle une solution ?

Les fermes où sont élevés saumons, truites ou cabillauds sont-elles une solution ? L’aquaculture s’est développée de façon fulgurante et produit aujourd’hui presque l'équivalent de  la pêche, soit 82,1 millions de tonnes de poissons par an. Mais limite-t-elle pour autant la pêche en mer ? En fait, ce n’est pas aussi simple car la majorité des poissons d'élevage sont carnivores. Pour les nourrir, on utilise des farines animales qui sont obtenues à partir de petits poissons comme les sardines ou les anchois. 20 % des poissons pêchés finissent aujourd’hui en farine. Il existe pourtant d’autres solutions possibles comme des farines d’insectes ou d’huiles fabriquées à partir d’algues.

Consommer moins, mieux et local

Pour alléger la pression sur les océans, il faudrait que l’on consomme moins de poissons, privilégier les poissons locaux issus des côtes françaises car les pêcheurs y sont soumis à des quotas. Aujourd’hui, deux tiers du poisson en France est importé. Difficile de savoir, s'il s'agit de pêche durable. Il faut aussi varier les plaisirs car ce sont toujours les mêmes que l’on consomme, respecter les saisons et éviter de manger certaines espèces en pleine période de reproduction.

A retenir

La surpêche risque d'entraîner la disparition de certains poissons. Désormais, nous prélevons davantage de poissons dans l'océan que celui-ci ne peut nous en offrir. Nous devons donc adopter une consommation plus diversifiée et plus raisonnée des produits de la mer.

► Pour aller plus loin, découvrez le dossier Mers et océans : un enjeu mondial.

►► Et retrouvez tous les épisodes de la série Tout sur ta mer.

Réalisateur : Noëlie Pansiot

Nom de l'auteur : Philippe Alleaume

Producteur : Gédéon Programmes, Nausicaa et Fondation Tara Océan

Année de copyright : 2022

Année de production : 2022

Année de diffusion : 2022

Publié le 07/11/22

Modifié le 23/11/22

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