Vidéo : Comment nourrir l’humanité ?

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Géographie06:56Publié le 06/12/2021

Comment nourrir l’humanité ?

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Aujourd’hui, dans plusieurs régions du monde, l’accès aux ressources alimentaires est inégal et 1 personne sur 7 ne mange pas à sa faim. Or, les besoins alimentaires vont augmenter. En 2050, nous serons près de 10 milliards d’habitants sur Terre ! La sécurité alimentaire, c’est-à-dire le fait de pouvoir nourrir la population en quantité et en qualité suffisantes, n’est pas assurée. Pour produire plus de nourriture, les pays riches pratiquent l’agriculture et l’élevage intensifs. L’agriculture intensive est un type d'agriculture qui cherche à obtenir une production maximale et des rendements élevés grâce à l’utilisation de machines et de produits industriels, comme les pesticides. Autre pratique intensive : la surpêche, c’est-à-dire la pêche excessive de certains poissons. Toutes ces méthodes de production alimentaire participent à l’épuisement des ressources naturelles et dégradent l’environnement. Comment se nourrir tout en préservant l’environnement ? Pour y répondre, partons en Guadeloupe à la découverte de bons gestes à adopter.

Le développement d’une agriculture durable

Située à environ 6 700 km de l’Hexagone, la Guadeloupe est un département français d’outre-mer. Entre l’océan Atlantique et la mer des Caraïbes, l’archipel en forme de papillon se trouve sur l’arc des Petites Antilles. En Guadeloupe, chaque île a ses particularités géographiques et donc ses spécialités agricoles. L’agriculture occupe 30 % du territoire, il s’agit du principal secteur économique du département. Les produits les plus emblématiques sont la banane et la canne à sucre.

Il existe différents types d’exploitations agricoles. Certains Guadeloupéens pratiquent une agriculture durable, une agriculture respectueuse de l’environnement et de la santé. L’une des formes les plus visibles de cette agriculture, c’est celle du jardin créole. Sa particularité ? On y mélange différents types de végétaux, de racines, ou de céréales. A l’origine destiné aux esclaves et à leurs familles, ce petit jardin leur permettait de subvenir à leurs besoins essentiels, comme se nourrir et même se soigner grâce aux différentes plantes qu’ils y faisaient pousser. Organisée selon un schéma bien particulier, cette forme d’agriculture traditionnelle se transmet de génération en génération. Aujourd’hui, certains Guadeloupéens ont décidé de donner une nouvelle vie au jardin créole. C’est le cas de Steve. Sans engrais chimique et sans pesticide, Steve a appliqué les techniques ancestrales du jardin créole. Aujourd'hui, il vend même sa production. Jusqu'à 500 paniers de fruits et légumes par semaine. En consommant une nourriture produite à proximité de leur domicile, ces personnes font elles aussi un geste pour l’environnement.

Une pêche durable

Ce souci de préserver l’environnement, existe aussi du côté des pêcheurs. Avec la pêche intensive, des espèces sont aujourd’hui menacées, comme le lambi, un coquillage géant très prisé aux Antilles, et à l’ouest de l’océan Atlantique. Alors, les pêcheurs ont appris à gérer différemment les ressources naturelles. C’est le cas d’Harry, seul professionnel de l’archipel à pêcher un drôle de crustacé : le bathynome géant, une espèce jusqu’alors peu consommée. Si cette nouvelle pêche peut pallier le manque de stock des autres espèces, il faut veiller à ce qu’elle ne s’épuise pas elle aussi. Cette pêche durable, plus respectueuse de l’environnement, prend aussi d’autres formes. Certains îliens font renaître une pêche, jadis très pratiquée, comme la pêche à la senne, afin d’éviter les coraux.Sous l’eau, les pêcheurs-plongeurs veillent à libérer les espèces protégées, qui se seraient prises dans le filet. Ils protègent ainsi l’avenir des fonds marins.

 

En s’inspirant de méthodes traditionnelles, plus respectueuses de la nature, les habitants de la Guadeloupe développent des solutions locales pour se nourrir, tout en respectant l’environnement.

A retenir

  • Aujourd’hui la sécurité alimentaire n’est pas assurée dans tous les pays du monde. La sécurité alimentaire, c’est le fait de pouvoir nourrir la population en quantité et en qualité suffisantes.
  • Pour produire toujours plus, des pays ont recours à l’agriculture intensive. Une agriculture qui cherche à obtenir une production maximale grâce à l’utilisation de machines et de produits industriels, comme les pesticides. Mais ce type d’agriculture, tout comme l’élevage intensif et la surpêche, dégrade l’environnement et participe à l’épuisement des ressources naturelles.
  • Pour préserver les ressources et garantir l’alimentation de demain, il nous faut donc adopter une agriculture et une pêche durables, qui utilisent des méthodes respectueuses pour l’environnement et la santé.

Réalisateur : Mallorie Lambilliotte

Producteur : Bo Travail !

Année de copyright : 2021

Publié le 06/12/21

Modifié le 06/12/21

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