Les débuts de l'enregistrement

Les folles inventions musicales avec PV NOVA
Publié le 30/01/19Modifié le 08/07/19

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PV Nova raconte l'histoire de l'enregistrement dans la musique.

Est-ce que vous avez déjà entendu… un chanteur enregistrer en studio ? Mais… sans micro ?

Comment faisait-on pour enregistrer quand le micro n’avait pas encore été inventé ?

Jump cut à gauche, de profil : Ben on enregistrait pas.

Jump cut à droite : Eh ben en fait si.

Jump cut à gauche : Sérieusement ?

A droite : Tout à fait.

A gauche : Quelle histoire.

A droite : Je te le fais pas dire. Générique !

Resituons un peu l’histoire. On est en 1857. Martinville, un inventeur français dépose un brevet pour le premier dispositif permettant l’enregistrement du son. Le phonautographe ! 

Mieux ! Alors, on chante dans le cornet et ça inscrit sur une feuille de papier  la représentation graphique du son qui est produit.

Petit détail embêtant : le phonautographe enregistre le son, mais, euh… il ne sait pas le reproduire.

Ce qui fait que le brave Martinville n’a jamais pu entendre ce qui est probablement le plus vieux son enregistré au monde : lui-même, en train de chanter “Au clair de la lune”.

Oh mince alors, j’aurais bien aimé écouter ça.

Eh bien on va le faire tout de suite.

Mais t’as dit que…

Oui mais en 2008, des scientifiques ont réussi, 150 ans après, à reproduire les sons enregistrés par le phonautographe. Allons écouter cette merveille !

20 ans plus tard, le célèbre Thomas Edison invente le phonographe. Même système, mais ce coup-ci l’appareil permet d’écouter le résultat, ça c’est pas mal.

10 ans plus tard, c’est Emile Berliner qui met au point le Gramophone. Ah la la, on n’arrête pas le progrès. Comme vous le voyez, le gramophone permet d’enregistrer le résultat sur un disque. C’est le début des enregistrements studio.

Alors on va pas se mentir, c’était galère.

Déjà parce que comme vous l’avez entendu, le son reproduit est très affaibli, donc pour que le résultat soit audible il fallait chanter très fort ! Optic Deuuuuux… pardon.

Deuxième souci : le cornet ne capte pas toutes les fréquences. Si c’est trop aigu, pas bon. Si c’est trop grave, pas bon. C’est pour ça qu’on enregistre énormément de ténors, qui sont des chanteurs avec une voix qui passe nickel dans le cornet. Voilà, ça : très bon. La première star des enregistrements s’appelle Caruso, et sans surprise c’est un ténor.

Peut-être qu’à l’époque, ceux qui n’étaient pas ténors auraient pu avoir du succès aussi, sauf que... on les entendait pas, c’est un problème. 

Heureusement en 1925 on passe à l’enregistrement électrique, avec enfin le micro. C’est une révolution ! Tout le monde se met au micro !

Hum non, moi je préfère le cornet.

Mais... le micro permet de convertir le signal sonore en signal électrique, et donc de l’amplifier.

Ouais mais moi je préfère le…

De plus, il capte une gamme de fréquences beaucoup plus large et permet enfin d’enregistrer correctement tous les types de voix.

Mouais, chais pas, à mon sens le cornet…

Eh oui, le micro a définitivement remplacé le cornet

Un deux, un deux, test, test (avec un peu de larsen).

L’incroyable histoire de l’enregistrement est en marche !

Test, studio line, studio !

Et surtout, le gros avantage du micro : ça peut s'éteindre. 

Un deux, un deux… Et voilà, c’est cassé. 

Allez tout le monde, à bientôt pour un prochain épisode, bye !

Réalisateur : Nicolas Beguet

Nom de l'auteur : Benjamin Valière; PV NOVA

Producteur : France Télévisions; Goldenia studios

Année de copyright : 2018

Année de production : 2018

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