Vidéo : La guerre du volume

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France Télévisions
Arts et culture04:46Publié le 11/03/2019

Réussir à se faire entendre est la condition n°1 quand on fait de la musique. Cela fait plus de 2000 ans que le monde de la musique y travaille. Explications.  

Comment faisait-on avant pour faire entendre en extérieur la musique ?

Dans l’Antiquité et au Moyen Âge, des constructions réverbéraient et amplifiaient le son, comme les théâtres antiques ou les églises. En 1906, l’invention de la lampe triode permet l’amplification du signal électrique. Elle mène, 20 ans plus tard, à l’invention du micro. Puis dans les années 1930, la guitare électrique fait son apparition.

 

C’est alors que les fabricants font des amplis toujours plus puissants, d’autant plus qu’à la fin des années 1960, de gros festivals se développent, avec des milliers de spectateurs. Conséquence : beaucoup de musiciens ont aujourd’hui des problèmes auditifs. C’est le cas de Phil Collins, Neil Young, Ozzy Osbourne, Eric Clapton ou encore Chris Martin, le chanteur de Coldplay.

Des radios aux smartphones : pourquoi des musiques de plus en plus fortes ?

À partir des années 1950, les radios apparaissent dans les voitures. Dans les années 1980, l’apparition du walkman (baladeur cassette et CD), puis l’apparition du smartphone, fait que les gens écoutent de la musique partout, même dans des ambiances très bruyantes.

 

Dans ces conditions sonores, la musique qui va retenir l’attention de l’auditeur est celle qu'il pourra entendre le mieux, c'est-à-dire la plus forte auditivement. Alors, les producteurs de musique, depuis quelques dizaines d’années, augmentent le volume des morceaux qu’ils produisent. Les spécialistes appellent cela « la guerre du volume ». 

Comment la guerre du volume a impacté la musique ?

Le problème est que dans un environnement bruyant, vous n’entendez pas les sons les plus faibles. Alors on monte le volume. Sauf que si on augmente tout, on se retrouve avec des pics de volume qui saturent. Heureusement, dès les années 1930, on a su utiliser la compression qui permet de tout ramener plus au moins au même niveau.  

 

Mais des artistes en ont un peu abusé. C’est le cas avec l’album Death Magnetic de Metallica où tout a été ramené au même niveau. Résultat : la musique n’a plus aucun relief et la plupart des fans préfèrent la version qu’on trouve sur Guitar Hero qui a été beaucoup moins compressée.

 

 

Réalisateur : Nicolas Beguet

Nom de l'auteur : Benjamin Valière; PV NOVA

Producteur : France Télévisions; Goldenia studios

Année de copyright : 2018

Année de production : 2018

Publié le 11/03/19

Modifié le 22/01/21

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