Vidéo : Petite histoire de l'école

vidéo suivante

Contenu proposé par

France Télévisions
Actualité03:58

Petite histoire de l'école

Decod'actu

Après une fin d’année scolaire perturbée par l’épidémie de Covid-19, 12 millions d’élèves ont fait leur rentrée en 2020. Si aller à l’école nous semble aujourd’hui normal, cela n’a pas toujours été le cas. Et pour cause, la démocratisation de l’école est le fruit d’une longue histoire.

Charlemagne n’a pas inventé l’école

Contrairement à une idée reçue, Charlemagne n’a pas inventé l’école. Des écoles réservées aux plus riches existaient dans la Grèce et la Rome Antique.

Charlemagne lui a toutefois donné un nouvel élan. En 789, afin d’unifier le royaume, il ordonne la création d’écoles pour les garçons uniquement, mais ouvertes au peuple et plus seulement aux plus aisés. Des abbés y enseignent la lecture, l’écriture, le calcul… ainsi que les préceptes de la religion catholique.

Sous l’Ancien Régime, l’école est facultive

Sous l’Ancien Régime, du XVIe au XVIIIe siècle, le système éducatif est peu organisé. L’enseignement est dispensé dans des « petites écoles » facultatives. Le maître, fortement lié au curé, est payé directement par les villageois qui en ont les moyens.

Il faut attendre le XIXe siècle et la loi Guizot en 1833 pour que les communes de plus de 500 habitants soient obligées de se doter d’une école publique. Cette obligation concernera les écoles de filles 34 ans plus tard, en 1867. Mais aller en cours reste facultatif.

Avec Jules Ferry, l’instruction devient obligatoire

C’est sous la IIIe République que l’école entame réellement sa démocratisation.

Jules Ferry amorce un tournant. Il fait voter deux lois en 1881 et 1882. L’instruction devient gratuite, laïque et obligatoire pour les enfants de 6 à 13 ans.

La mission de l’école change. Il s’agit de bâtir la République. L’enseignement de la morale religieuse laisse la place à la morale républicaine. Les élèves réfléchissent à leurs devoirs à l’égard de leur professeur, de leur famille, de la patrie...

Pour cela, l’État se dote d’une armée d’instituteurs surnommés les hussards noirs de la République. Cette expression a été inventée par l’écrivain Charles Péguy en référence à leur uniforme de couleur sombre.

Au XXe siècle, l’école pour le plus grand nombre

A partir du XXe siècle, le système scolaire s’ouvre au plus grand nombre.

Il est peu à peu unifié pour offrir le même enseignement quel que soit son milieu social ou son genre.

En 1924, un décret impose un programme du secondaire et un baccalauréat identique pour les garçons et les filles.

Et en 1965, les écoles deviennent mixtes, mélangeant ainsi filles et garçons dans les salles de classe.

10 ans plus tard, le collège unique est créé. Jusqu’à leurs 16 ans, tous les jeunes Français reçoivent désormais le même socle de connaissances.

Enfin, en 1985, le ministre de l’Éducation Nationale Jean-Pierre Chevènement fait la promesse d’amener 80 % des élèves d’une classe d’âge au niveau du baccalauréat. L’objectif est atteint en 2012.

Aujourd’hui en France, le taux de scolarisation entre 3 et 16 ans est proche de 100 %. Mais ce n’est pas le cas partout dans le monde. Alors que les Nations Unies visent l’éducation de qualité pour tous d’ici 2030, près de 260 millions d’enfants ne sont pas allés à l’école en 2019.

Réalisateur : Maxime Chappet

Nom de l'auteur : Delphine Tayac

Producteur : France Télévisions

Année de copyright : 2020

Année de production : 2020

Année de diffusion : 2020

Publié le 17/09/20

Modifié le 21/09/20

arrow
voir plus

Ce contenu est proposé par