Vidéo : Vivre avec la nature : pas si simple

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France Télévisions
Géographie06:34Publié le 15/11/2021

Vivre avec la nature : pas si simple

Echappées belles Junior

Comment les hommes habitent-ils les espaces à fortes contraintes naturelles ?

Des milieux contraignants

Il y a certains endroits sur Terre où la nature rend difficile la vie et les activités humaines, comme les hautes montagnes, où, à plusieurs milliers de mètres d’altitude, il fait très froid et où les chemins sont peu accessibles. Mais il y a aussi les îles isolées ; les forêts tropicales très humides et encore d’autres régions du monde où les risques naturels sont élevés, comme dans les régions volcaniques, par exemple.

Enfin, il ne faudrait pas oublier les déserts ! Saviez-vous qu’ils peuvent être chauds ou froids ? C’est si contraignant, que très peu de gens y vivent. A l’exception de l’Antarctique – un désert glacé où seuls les scientifiques se rendent – tous les autres espaces sont habités par l’homme.

Pour habiter un espace à fortes contraintes naturelles, il faut savoir être inventif. L’être humain doit s’adapter à ces espaces difficiles, en les aménageant. Mais, comment ?

Habiter le désert du Sahara

Pour mieux comprendre, direction l’Afrique du Nord-Ouest, dans un désert chaud situé en Mauritanie. Avec un territoire d’1 million de km2, seuls 4,5 millions d’habitants y vivent, soit 4 par km2. Bien que bordé par l’océan Atlantique à l’ouest, le désert occupe près de 70 % du territoire. Il s’agit d’une partie du Sahara, le plus grand désert au monde. Et il porte bien son nom : en arabe sah’ra signifie… « désert ». Composé de vastes étendues de sable, de massifs montagneux, de plaines et de cailloux, il forme comme une large bande de 9 millions de km2, dans la partie nord du continent africain. Il s’étend sur dix pays, dont la Mauritanie.

Le climat chaud et sec de ce pays entraîne plusieurs contraintes naturelles. Les habitants, qu’ils soient sédentaires ou nomades, doivent faire face à de très fortes chaleurs – jusqu’à 45 degrés en été –,  puis à des températures fraîches ou froides en hiver, pouvant descendre sous le seuil de 0 degrés. La différence de température entre le jour et la nuit est aussi très importante et difficile à supporter. Le territoire est aussi marqué par l’aridité, c’est-à-dire une sécheresse importante, avec très peu de pluie : moins de 200 mm de précipitations par an. Dans certains endroits, il est déjà arrivé qu’il ne pleuve pas pendant 4 ou 5 ans !

Les contraintes de la vie dans le Sahara

Le principal obstacle naturel, c’est le manque d’eau. Les oasis sont donc des endroits essentiels à préserver. Ce sont des lieux irrigués, cultivés et même habités dans le désert. Des zones de végétation, créées et entretenues par l’homme. Beaucoup ont été imaginées dès les débuts de notre ère pour les caravaniers, des marchands qui traversaient le désert avec leurs dromadaires. Situées à proximité de rares sources d’eau, les oasis sont essentielles, aussi bien pour ceux qui y font halte que pour ceux qui y vivent. On y trouve le plus souvent des palmiers, ces arbres protègent les cultures de la chaleur et conservent l’humidité. Ils permettent de garder l’eau de la source. Le palmier peut aussi se vendre, tout comme les dattes qu’il produit. C’est une ressource sur laquelle il faut veiller. S’ils sont robustes, ils ne sont pas invincibles, le sable a déjà enseveli ces biens précieux. Pour les sauvegarder, les Mauritaniens construisent des barrières, pour les protéger de la dune.

Face à ce désert qui gagne de plus en plus de terrain, les habitants s’adaptent. La ville de Chingetti en est la preuve. Dans le passé, elle a été ensevelie sous les dunes de sable et ses habitants ont dû la reconstruire. Des solutions ont été mises en place : la ville a son propre service de désensablement. Chaque jour une équipe balaie et pousse le sable un peu plus loin, pour dégager les entrées des maisons. Une autre équipe plante des graines le long des dunes. Des arbres qui supporteront le sable et la chaleur et qui permettront, eux aussi, de ralentir le mouvement du sable.

En protégeant leur ville, les oasis et la biodiversité, les habitants transforment leurs contraintes en atouts. Un immense projet de barrière végétale est d’ailleurs en cours depuis quelques années. Plusieurs États d’Afrique du Nord, dont la Mauritanie, travaillent à la construction d’une « muraille verte », constituée de forêts, de jardins et de champs. Très long à mettre en place, ce projet a pour but de freiner l’avancée du désert et d’améliorer la vie des habitants.

A retenir

 

  • Les contraintes naturelles : certains espaces présentent des éléments de la nature qui rendent difficile la vie des êtres humains.
  • Les déserts : dans ces espaces, il y a peu de végétation et très peu de gens y vivent. Ils peuvent être chauds ou froids.
  • L’aridité : la sécheresse importante due au manque de pluie.
  • Les oasis : ce sont des lieux irrigués, habités et cultivés, dans le désert.

Réalisateur : Mallorie Lambilliotte

Producteur : Bo Travail !

Année de copyright : 2021

Publié le 15/11/21

Modifié le 15/11/21

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