Érosion ou recul du trait de côte - Thalassa des mots à la mer

La mobilité des côtes est un phénomène naturel lié aux vagues, au vent, à la pluie, au gel et aux courants marins. Les activités humaines peuvent toutefois contrarier cet équilibre entre érosion, stabilité et engraissement. Les aménagements du littoral peuvent en effet avoir des conséquences très significatives sur l’érosion. La construction de digues ou de ports peut bouleverser les courants marins et le déplacement naturel des sédiments. Le nettoyage des laisses de mer ou la dégradation des végétaux sur les dunes jouent également un rôle dans ce recul du trait de côte. Ce phénomène est mondial

Un quart du littoral concerné en France 

En France, le recul du trait de côte concerne un quart du littoral, soit 1 720 kilomètres de côtes (45 % des rivages sont stables, 11 % en extension, le reste a tendance à s’éroder), et les communes dépensent des budgets considérables pour lutter contre la disparition de leurs plages. Il est très variable selon la nature du littoral. Les côtes sableuses sont particulièrement fragiles et peuvent reculer de plusieurs mètres à l’occasion d’une seule tempête. Sur des côtes escarpées, comme en Haute-Normandie, les falaises de craie friables sont elles aussi très sensibles à l’érosion par les vagues, la pluie et le vent, et peuvent s’effondrer d’un seul coup par énormes blocs. Ce processus s’enraye toutefois si suffisamment de sédiments viennent à s’accumuler ou si le niveau des mers baisse et que la zone de contact direct avec la mer est ainsi protégée. Les côtes granitiques sont quant à elles nettement plus solides et souvent plus stables face aux assauts de l’érosion marine.

Le saviez-vous ?

Falaises vivantes
Certaines falaises sont bien "vivantes" ! Chaque année, elles rétrécissent comme peau de chagrin, et des habitations, jadis loin de tout danger, se retrouvent bientôt au bord du précipice... Après l’éboulement, si des blocs restent en place, ils peuvent stopper le processus, on parle alors de "falaise morte"... et de côtes stabilisées. Les plus hautes falaises littorales au monde peuvent atteindre 600 mètres en Finlande, voire plus de 1 000 mètres à Hawaii.

Le trait de côte est la limite des plus hautes eaux. L’érosion déplace cette ligne à l’intérieur des terres, grignotant petit à petit le littoral. Il est défini par le Service hydrographique et océanographique de la marine (SHOM) comme la ligne des plus hautes mers, produite par une marée astronomique de coefficient 120 dans des conditions météorologiques normales.

Thalassa, des mots à la mer

A l'occasion des 40 ans de Thalassa, les éditions du Cherche midi proposent l'abécédaire Thalassa, des mots à la mer

Voir le site des éditions Cherche midi

Publié le 22/09/2015

Modifié le 13/11/2019

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