Vidéo : Badinter épargne le meurtrier d’un enfant de la peine de mort

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France Télévisions
Histoire06:00Publié le 16/09/2021

Badinter épargne le meurtrier d’un enfant de la peine de mort

Badinter, la vie avant tout

Dans cet extrait, Robert Badinter doit plaidoyer afin de sauver Patrick Henry de la peine capitale. Retour sur ce procès qui est entré dans l’histoire.

Sauver Patrick Henry de la guillotine

La culpabilité de Patrick Henry ne fait pas débat. La vraie question du procès, celle que la France se pose, c’est celle de la sentence.

Pour Robert Badinter, il y a autre chose : en sauvant la tête du pire des assassins, il pourrait refermer l’affaire Bontems, celle ou deux détenus avaient tué deux otages, et c’était la première fois que Badinter défendait un homme encourant la peine capitale. Son client sera guillotiné le 28 novembre 1972.

Concernant l’affaire Patrick Henry, il dira à un journaliste : « Il n’y a pas une chance sur mille, mais je la défendrai jusqu’au bout. »

Il a cherché la clé qu’il n’avait pas trouvée dans l’affaire Bontems, celle qui pouvait ouvrir la sensibilité des jurés. Il utilise cette formule : « La meilleure expression de ce qu’est le supplice de la guillotine, c’était tout simplement de le réduire à ce qu’il est dans sa réalité, c’est-à-dire prendre un homme vivant et le couper en deux morceaux. »

Deux membres du jury, deux femmes, pleurent dans leurs mouchoirs. Elisabeth Badinter qui s’exprime dans cet extrait est quelque peu rassurée, non pas que le condamné n’allait pas être condamné à mort, mais que Robert Badinter avait touché la corde sensible. Grâce à sa plaidoirie, Patrick Henry sauve sa tête et est condamné à la réclusion criminelle à perpétuité.

Badinter est hué. Il est exfiltré avec des couvertures sur la tête et part dans une voiture de police avec son conseiller afin de ne pas être reconnu.

Producteur : Tohubohu

Année de copyright : 2021

Année de production : 2021

Publié le 16/09/21

Modifié le 16/09/21

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