De l'horreur d'Auschwitz à la libération à Buchenwald

Témoignage d'un survivant de la Shoah

Publié le 06/05/19Modifié le 12/11/19

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Élie Buzyn : « Dans un camp de travail, si vous ne pouvez pas travailler, vous devez mourir. J'ai eu la malchance de tomber malade. On m'a envoyé à l'hopital d'office. Un médecin déporté, qui parlait allemand, m'a dit qu'on allait me soigner. Je ne m'attendais pas à ces paroles. Ce médecin m'a sauvé la vie. Deux pavillons étaient consacrés à l'hopital. L'un était dédié aux malades contagieux et infectieux. Les médecins nazis n'y exerçaient pas, par peur de contagion. Dans l'autre pavillon, en revanche, ils effectuaient des expériences dites scientifiques et médicales sur des déportés vivants.
À un moment, on nous a dit que notre camp était liquidé, et que nous devions prendre nos affaires et sortir. On a commencé une marche, appelée après « la marche de la mort ». Pendant cette marche, si on montrait le moindre signe de faiblesse, on était assassiné par une balle dans la nuque. Le bas de la route était jonché de milliers de cadavres. »

Arrivée au camp de Buchenwald

Les déportés qui nous recevaient à la descente du train ont compris notre angoisse. Ils nous ont rassurés en nous disant qu'il ne s'agissait pas d'un camp d'extermination, mais d'un camp de travail qui existait depuis 1937. Ils nous ont beaucoup aidés, car nous étions épuisés par le transfert d'Auschwitz vers Buchenwald. Le 11 avril 1945, nous avons été libérés par les Américains. »


Dans le cadre d'une conférence donnée le 28 mars 2019 au collège Honoré de Balzac, Élie Buzyn livre son témoignage de rescapé de la Shoah.

Année de copyright : 2019

Année de production : 2019

Année de diffusion : 2019

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