Vidéo : Qu’appelle-t-on les années folles ?

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France Télévisions
Histoire02:59Publié le 27/06/2022

Qu’appelle-t-on les années folles ?

C Jamy, les extraits

Les années folles désignent les années 1920, et cette vague de liberté et d'effervescence artistique qui a déferlé sur les démocraties occidentales de l'entre-deux-guerres, et dont Paris fut le centre des attentions. Pourquoi ? Comment ? Jamy nous explique tout !

Années folles : pour oublier le traumatisme de la Première Guerre mondiale

Les années folles constituent une période charnière de l'histoire du XXe siècle, synonyme de légerté et de progrès. Cette dernière débute à Paris vers 1920, au lendemain de la Première Guerre mondiale. Les quatre années de conflit, de souffrance et de privation ont profondément traumatisé la population. La France paye un lourd tribut : 1 385 000 soldats sont morts au combat. L'heure est à la fête. La jeunesse veut s'amuser et oublier les valeurs conservatrices d'avant-guerre et passer au monde d'après.

Début d'émancipation de la femme

Pendant la guerre, lorsque les hommes étaient au front, les femmes ont pris le travail, la famille, les responsabilités... en main à l'arrière. Elles ont goûté à une forme de liberté qu'elles comptent conserver. Au début des années 1920, les femmes s'autorisent à boire, fumer, danser, porter le pantalon, et des cheveux courts, à l'image de la célèbre coupe à la garçonnne incarnée par Coco Chanel. Cette révolution des mœurs se répand chez les artistes et l'élite parisienne.

Paris, « the place to be » pour les artistes des années folles

Les années folles constituent une période d'effervescence sociale et artistique sans précédent. Mode, musique, arts, architecture... tous les domaines sont concernés. A Paris, les mots d'ordre sont créativité et exubérance. La capitale française attire des artistes étrangers (Picasso, Modigliani, Dali, Chagall... ) qui fuient la misère et la montée du fascisme dans leurs pays. Dans les cafés, ils côtoient les écrivains surréalistes comme André Breton, Jean Cocteau et Max Jacob mais aussi les peintres comme Derain ou Braque. Paris devient la capitale mondiale de l'avant-garde. Ce joyeux petit monde fréquente les cabarets, les music-halls et les dancing. Paris balance au rythme de nouveaux sons et danses (jazz, charleston, black bottom...) venus tout droit des Etats-Unis. Une jeune et audacieuse artiste noire américaine devient la coqueluche du public : Joséphine Baker. Au total, près de 40 000 Américains viennent séjourner à Paris dans l'entre-deux-guerres. Parmi eux, de grands noms de la littérature américaine que l'on surnomme « la génération perdue ».

© Crédits images : AKG-IMAGES / NATIONAL ARCHIVE RECORD ADMINISTRATION / GETTY IMAGES / SHUTTERSTOCK / DR.

Producteur : Elephant Adventures

Année de copyright : 2022

Année de production : 2022

Publié le 27/06/22

Modifié le 27/06/22

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