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Elisabeth Vigée-Le Brun : La reine des portraits

Decod'art
Publié le 06/06/18Modifié le 06/11/19

Qui est Elisabeth Vigée-Le Brun ?

Considérée comme l'une des plus grandes portraitistes de son temps, Elisabeth Vigée-Le Brun nait en 1755 à Paris. Elle peindra rois et reines et réalisera de nombreux autoportraits dont la grâce et la fraicheur restent saisissants. Son père est son premier professeur de peinture mais il meurt alors qu'Elisabeth n'a que douze ans. Sa mère se remarie avec un homme riche mais les relations d'Elisabeth avec son beau-père sont très mauvaises.

Dès quatorze ans, elle fréquente plusieurs ateliers de peintres reconnus, fait beaucoup de copies de maîtres, étudie et apprend à une vitesse phénoménale.

En 1770, elle commence à gagner sa vie grâce à des portraits de commande. Elle peint aussi de nombreux autoportraits et prend ses proches pour modèles.

Membre de l'Académie de Saint-Luc à partir de 1774, la plus prestigieuse confrérie de peintres et de sculpteurs, elle devient quatre ans plus tard le peintre officiel de la reine Marie-Antoinette, qui sera sa protectrice et sa confidente. Sa consécration, avec des tels appuis et un talent aussi éblouissant, mêlant équilibre des compositions et une maîtrise des couleurs en demi-tons, sera foudroyante.

Elle épouse en 1776 le marchand de tableaux Jean-Baptiste Pierre Le Brun.

 

Autoportrait au chapeau de paille

En 1782, elle exécute Autoportrait au chapeau de paille. Dans un style à la fois bucolique et très sophistiqué, toute la subtilité et la grâce de sa technique s'exprime ici sans que l'expression du visage ne soit ni figée ni forcée. C'est toute la douceur de vivre et l'insouciance des privilégiés du XVIIIème siècle qui trouve là son expression la plus innocente.

En 1783, Elisabteh Vigée-Le Brun est reçue à l'Académie royale de peinture et de sculpture. Elle n'a que vingt huit ans ! D'une grande beauté, elle a aussi une façon originale de s'habiller et immédiatement imitée à la cour. Elle lance à elle toute seule des modes.

Cependant, la révolution française interrompt cette ascension. Fervente royaliste, dépendant des commandes de la famille royale et de la Cour, elle est forcée de quitter Paris puis la France avec sa fille. Elle ne se doute pas alors du long voyage d'exil qui l'attend et qui la mènera d'Italie en Autriche, jusqu'en Russie.

Séparée de son mari, elle trouve en Europe, grâce à sa renommée, une clientèle qui lui assure des revenus confortables et un succès à travers tout le continent auprès des plus grands aristocrates.

 

De retour en France douze ans plus tard, elle met son talent au service de l'Empire et effectue de nombreux voyages en Angleterre. Son mari meurt en 1813, sa fille en 1819 et son frère en 1820. Elle poursuit malgré l'adversité sa carrière de peintre.
En 1835, elle publie ses Souvenirs qui connaissent un grand succès. Elle y raconte l'histoire de sa vie, ses rencontres, et parle aussi de sa peinture.

À la fin de sa vie, son œuvre compte 662 portraits, 15 tableaux de scènes et près de 200 paysages.

Elle meurt le 30 mars 1842 à Paris, à l'âge de 87 ans, après une vie qui ne l'aura ni lésée ni épargnée.

Réalisateur : Valentine Dubois

Nom de l'auteur : Mark Molk

Producteur : Corner Prod, France Télévisions

Année de copyright : 2017

Année de production : 2017

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