#Instagram : la fin des filtres « chirurgie esthétique »

ZOOM, la série qui décrypte les hashtags en 1 min 30
Publié le 04/11/19Modifié le 27/11/19

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Peau parfaite, nez affiné, bouche pulpeuse, pommettes réhaussées... Sur Instagram, plus de 19 000 photos ont été publiées sous le hashtag #FaceFilter. Mais le réseau social a fait un choix drastique : bannir les filtres effets « chirurgie esthétique ». Car si ces filtres amusent certaines personnes, ils en complexent aussi de nombreuses autres et les poussent parfois même à avoir recours à la médecine ou à la chirurgie esthétique. Dirigeons-nous vers un retour au naturel ? Pour tout capter, Zoom nous en dit plus.

Qu'est-ce qu'un « FaceFilter » ?

Sur Instagram, certains filtres permettent, grâce à la réalité augmentée, de gommer ses « imperfections » et de transformer les traits de son visage. L'apparence des instagrammeurs s'en trouve radicalement modifiée et laisse même penser qu'ils ont eu recours à la chirurgie esthétique. Face à ce constat, le réseau social a décidé de mettre fin à ces filtres développés par Spark AR Studio :

« Nous souhaitons que les filtres à réalitée augmentée soient une expérience positive pour les utilisateurs. Nous allons supprimer les filtres associés à la chirurgie esthétique de notre galerie de filtres. »

Instagram

La « dysmorphie Snapchat » : le phénomène qui inquiète

Ces filtres encouragent les jeunes à avoir recours à la chirurgie esthétique, à tel point que certains se font opérer pour ressembler à leurs selfies améliorés. En 2012, aux Etats-Unis, les demandes de chirurgie liées aux réseaux sociaux ont augmenté de 31 %. Dans le top 3 des interventions les plus demandées : se refaire le nez, se faire retendre la peau et se faire enlever les rides.

En France aussi, les chirurgiens sont confrontés à des patients qui rêvent d'un corps parfait. Eric Plot, chirurgien, explique : « Aujourd'hui, on voit arriver dans nos consultations des patientes jeunes très influencées par les réseaux sociaux. Elles ont parfois des demandes qu'on pourrait qualifier d'extravagantes ou un peu scandaleuses. Notre rôle à nous, c'est d'essayer de les modérer un petit peu. Il y a tout un travail d'explication mais aussi de démontage d'idées préconçues avec lesquelles le patient arrive. »

Faire la différence entre le réel et le virtuel, c'est toute la difficulté. A force, certains adeptes des filtres ont totalement perdu leurs repères par rapport à leurs corps. On appelle ce trouble du comportement « la dysmorphie Snapchat » : quand on fait un complexe sur une partie de son corps qu'on trouve moins esthétique sans filtre. 

 

Producteur : Jean-François Peralta / France.tv Studio

Année de copyright : 2019

Année de production : 2019

Année de diffusion : 2019

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