Dans l'enfer de Verdun

Près de 700 000 morts sur une période de dix mois... car l'armée allemande a attaqué sans relâche la ville de Verdun pour user l'armée française.  

Publié le 10/01/2013 • Modifié le 11/10/2021

Temps de lecture : 1 min.

Dans l'enfer de Verdun

Pendant 10 mois, de février à décembre 1916, l’armée allemande attaque sans relâche la ville de Verdun. La bataille fait près de 700 000 morts.

En attaquant Verdun, l’état-major allemand ne cherche pas tant à conquérir la ville, qui offre un intérêt stratégique limité, qu’à user l’armée française. Falkenhayn, qui décide de l’offensive, fait un double pari. D’abord, il estime que la France défendra à tout prix la ville et n’acceptera pas d’abandonner ce symbole de l’identité nationale. Ensuite, il prévoit des pertes allemandes inférieures de moitié à celles des Français. Mais si la France n’accepte pas d’abandonner ce symbole de son identité nationale, en revanche, les pertes allemandes et françaises sont au total presque équivalentes durant la bataille. Verdun est un revers pour l’armée allemande et, surtout, une catastrophe humaine sans précédent.

verdun

Le déroulement de la bataille

21 février 1916 : La bataille débute. Les Allemands ont concentré une puissance de feu exceptionnelle : 1 250 pièces d’artillerie sur un front d’une vingtaine de kilomètres à peine. Certains secteurs reçoivent près de 10 000 obus par heure. Dans les tranchées françaises entièrement détruites s’engage un corps à corps entre les troupes d’assaut allemandes et les poilus.

Février à juin : Au prix de pertes très importantes dans les deux camps, les Allemands prennent le bois des Caures, le fort de Douaumont, le Mort-Homme et le fort de Vaux. L’avancée maximale des troupes allemandes ne dépasse pas 5 km.

Mai : Le commandement français passe de Pétain, qui a reconstitué une artillerie française sur la rive gauche de la Meuse, à Nivelle. Les dernières offensives allemandes échouent.

Octobre à décembre : Les Français reprennent l’initiative et rétablissent une ligne de front proche de celle du début de l’année.

Le sacrifice des poilus

Pour combler les pertes énormes (jusqu’à 3 000 hommes par jour), l’état-major est contraint d’instaurer une relève permanente. Presque tous les poilus ont participé à la bataille de Verdun. Une noria incessante de camions les emmène au plus près du front, par la « voie sacrée » , la seule route qui relie encore Verdun à l’arrière.

L'historien Pierre Miquel revient sur l'origine du mot « poilu », les idées reçues sur les tranchées et évoque la condition des soldats français pendant la Grande Guerre.

 
 

Pierre Miquel : les Poilus de la guerre de 14-18

Pierre Miquel parle des soldats français de la Première Guerre mondiale. 1 350 000 d'entre eux furent tués, sans compter les disparus. Pierre Miquel explique que contrairement aux idées reçues, les soldats ne passèrent que très peu de temps dans les tranchées. Il précise également l'origine de l'expression « Poilu » et évoque le régime des permissions et les mutineries de 1917.

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