La consommation en hausse du thé et du café entraîne une augmentation de la consommation du sucre. Aussi, pour produire plus de sucre, les plantations sont devenues de grandes exploitations esclavagistes, provoquant le développement de la traite négrière.
C'était durant la traversée entre l'Afrique et l'Amérique, à bord des bateaux négriers. Le voyage durait trois mois, les esclaves étaient empilés dans une grande promiscuité et la plupart mouraient de maladies.
Les Européens connaissent la canne à sucre bien avant. Ils la découvrent vraiment à partir des croisades, vers les années 1100. Avant cela, dans l'Antiquité, ils utilisaient surtout le miel pour sucrer leurs aliments.
Après avoir découvert l'île de São Tomé en 1471, au large du Gabon, les Portugais y ont implanté la canne à sucre. Sa proximité avec les routes de la traite des esclaves en Afrique a favorisé l'utilisation d'esclaves pour travailler dans les plantations.
Le sucre, connu dès l'Antiquité, est introduit dans les colonies au XVe siècle par les Portugais et les Espagnols pour faire face à la demande croissante en Europe. Au XVIIe siècle, ce sont les Néerlandais qui introduisent à leur tour la culture de la canne dans leurs colonies.
Les navires partaient d'Europe avec des marchandises comme des armes ou des tissus. Ils les échangeaient en Afrique contre des captifs. Ces esclaves étaient ensuite transportés en Amérique pour produire, entre autres, du cacao et du tabac, qui étaient finalement rapportés en Europe.
Louis XIV pousse la culture de la canne à sucre en donnant à des officiers des terres pour les encourager à y développer les plantations très rentables. Le sucre nécessitait de grandes propriétés et beaucoup d'esclaves.
À cette époque, la main-d'œuvre exploitée dans les plantations est composée à la fois de la population locale (18 000 esclaves amérindiens) et d'esclaves déportés d'Afrique (14 000 esclaves africains).
Le Brésil étant dominé par le Portugal, c'est à Lisbonne, sa capitale, que le sucre en provenance du Brésil est acheminé et raffiné, avant d'être vendu sur les marchés de toute l'Europe. La ville est ainsi devenue la plaque tournante de ce commerce.
C’est notamment grâce au commerce triangulaire que l'Amérique est approvisionnée en esclaves venant d’Afrique. Ce commerce, aussi appelé « traite négrière » sera interdit en 1808, mais pas l’esclavage.
La traite est avant tout destinée à faire face à la pénurie de main-d'œuvre dans les plantations. D'abord à São Tomé, puis au Brésil et enfin dans les Antilles et sur les côtes américaines, après la quasi disparition des populations amérindiennes.
Le travail dans les plantations était tellement difficile et intense qu'on estime que les esclaves mouraient en général à peine 10 ans après avoir été débarqués.
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L'économie de plantation dans les colonies
Dans leurs colonies, les Européens mettent en place une économie de plantation, qui produit des cultures vendues en Europe. Pour travailler dans les plantations du nouveau continent, des esclaves sont achetés en Afrique. Du XVIe au XIXe siècles, 12 à 15 millions de captifs africains sont déportés vers les colonies européennes en Amérique, aux Antilles et dans l'océan Indien. Sais-tu quelles plantes y étaient cultivées ? Vérifie en faisant ce quiz 👆
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