C'est avant tout en prenant les armes et en faisant valoir ses intérêts directement que le peuple est intervenu. L'exemple de la Bastille où les habitants du faubourg Saint-Antoine ont pris les armes pour se protéger des troupes du roi en est un exemple emblématique.
Reconnaissable à son pantalon et son bonnet phrygien, le sans-culotte est le militant révolutionnaire des faubourgs de Paris. Armé, il participe activement aux grandes journées et réclame une démocratie plus directe et sociale, n'hésitant pas à utiliser la violence pour faire entendre sa voix.
Pour calmer les révoltes paysannes, les députés de la noblesse et du clergé renoncent à leurs privilèges (droits seigneuriaux, dîme...). Cet événement marque la fin de la société d'ordres et l'avènement de l'égalité juridique entre tous les citoyens.
La pression de la foule, majoritairement composée de femmes, est telle que le roi cède. Il accepte de revenir s'installer au palais des Tuileries à Paris. Cet événement est un tournant majeur, qui place la famille royale sous la surveillance du peuple parisien.
Au contraire, cette mesure a provoqué une profonde fracture religieuse. Le pape l'a condamnée, et le clergé français s'est déchiré entre les prêtres « jureurs » (fidèles à la Révolution) et « réfractaires » (fidèles au pape), devenus un pôle de la Contre-Révolution.
Cet événement a au contraire donné le sentiment que Louis XVI n'acceptait pas la situation et la monarchie constitutionnelle. La confiance du peuple et des révolutionnaires envers lui a été fortement ébranlée, et beaucoup ont commencé à le considérer comme un traître.
Cet événement est tragique : les forces de l'ordre de la Révolution, commandée par La Fayette, tirent sur le peuple révolutionnaire, tuant une cinquantaine de manifestants. Le peuple se sent trahi par ses propres chefs. Le fossé entre les modérés (les Feuillants) et les radicaux (les Jacobins) se creuse.
Le journaliste Marat est l'une des voix les plus radicales de la Révolution. Dans son journal, il dénonce sans cesse les complots et appelle le peuple à la violence et à l'insurrection pour défendre ses droits, ce qui fait de lui une idole des sans-culottes.
Le 20 avril 1792, le roi et l'Assemblée législative déclarent la guerre à l'archiduc d'Autriche François II de Habsbourg, neveu de Marie-Antoinette. Il s’allie au roi de Prusse et passe aussitôt à l’offensive. Rapidement l’Est de la France est occupé. Le 11 juillet 1792, l'Assemblée décréte « la patrie en danger ».
En forçant le roi à coiffer le bonnet des esclaves affranchis, les sans-culottes montrent symboliquement que le pouvoir n'appartient plus au monarque, mais au peuple. La royauté est affaiblie et humiliée.
Contrairement à la manifestation du 20 juin 1792, l'assaut du 10 août est une véritable insurrection, minutieusement préparée. L'Assemblée vote alors la suspension du roi et son emprisonnement, ce qui met fin à la monarchie constitutionnelle.
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La dynamique révolutionnaire (1789-1792)
Pendant que le tiers état défie l’autorité royale, le peuple exprime de plus en plus son mécontentement dans la rue. Comment les tensions religieuses et les violences ont conduit aux grandes journées de la Révolution qui ont fait tomber la monarchie ? Vérifie que tu maîtrises cette période en faisant ce quiz.
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