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Marc Bloch intègre le comité directeur des Mouvements unis de la Résistance
Marc Bloch, au nom de la FranceAprès la perte de son poste de professeur à l'université de Montpellier, Marc Bloch s'engage pleinement dans la Résistance en adoptant une vie clandestine à Lyon. C'est à ce moment que les différents groupes résistants de la zone sud s'unissent et s'organisent. Marc Bloch participe activement à leur direction, comme tu vas le voir dans cet extrait du documentaire Marc Bloch, au nom de la France.
Marc Bloch devient « Narbonne »
En juillet 1943, le mouvement Franc-Tireur, qui ne peut se passer d'un responsable d'un tel talent, désigne Marc Bloch pour intégrer le trio de direction de la Résistance unifiée dans la région Rhône-Alpes. Marc Bloch va ainsi pouvoir déployer tout son savoir-faire. Celui que tous appellent désormais « Narbonne », son nouveau nom de code, va progressivement transformer un dispositif chaotique en une organisation particulièrement efficace. Il y a tant à faire : commander au maquis, à la propagande, à la presse, faire passer des consignes aux différents chefs locaux dans toute la région... Sans oublier les réunions du CGE à Paris et les nombreuses publications dont il a la charge, comme La revue libre, que Bloch vient de lancer au sein de Franc-Tireur avec ses camarades Georges Altman et Élie Péju.
La Résistance, entre espoir et lassitude
Soudain, le poids d'une organisation entière, et dans des conditions particulièrement dangereuses, pèse sur les épaules de Marc Bloch, à qui il arrive d'être tiraillé entre lassitude et espoir, comme il l'écrit à sa fille Alice en décembre 1943 :
Ma grande fille chérie, visiblement, tu es fatiguée et tu as un peu le cafard. Il m'arrive à moi aussi d'être fatigué, et par lassitude morale, de me demander si j'ai raison de mener la vie que je mène. Si je suis vraiment utile, si ma place est là, si elle ne serait pas plutôt dans mon cabinet de travail et auprès des miens.
Mais l'issue est sûre, c'est l'essentiel.
Marc Bloch, sous la menace permanente d'une arrestation
En hiver 1944, celui qui est devenu un véritable chef d'orchestre pour la Résistance lyonnaise doit maintenant imaginer les futures autorités pour le jour J : celui de la Libération. Marc Bloch impressionne ses camarades par sa précision et son sang-froid. Il s'investit dans tous les rouages du travail clandestin. Sans doute trop. Il sait pourtant qu'il est à chaque instant à la merci d'une arrestation, tant l'étau se resserre jour après jour en cette année 1944, qui sera meurtrière pour les résistants. Alors la nuit, dans le secret de son appartement, Bloch se laisse parfois aller à jeter quelques vers de poésie sur de petits carnets où la mort rôde presqu'à chaque page. Et c'est à Simone, la complice d'une vie qu'il écrit un dernier poème, comme en guise d'adieu :
Mon amour, hélas mon cher amour,
me faudra-t-il partir cette année
pour le grand voyage sans retouret te laisser seule, mon aimée ?
Mon amour, hélas mon tendre amour,
après la joie que tu m'as donnée,
ne m'en veuille pas si ce beau jour
finit avant le soir, mon aimée.
👉 Découvre les autres extraits du documentaire Marc Bloch, au nom de la France.
Réalisateur : Hugues Nancy
Producteur : Nova Production
Année de copyright : 2026
Publié le 22/06/26
Modifié le 22/06/26

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