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Français00:00Publié le 22/04/2026

Le corrigé de la dictée 2026 de Bernard Werber

La grande dictée 2026 !

As-tu fait bon voyage ? Le moment est venu d'atterrir et de récupérer tes bagages. Prêt pour la correction ? C'est parti !

Lorsque nous arrivâmes à l’aéroport de Nantes, déjà surchargé de voyageurs pressés, une étrange appréhension surgit en nous.

1. Les terminaisons du passé simple (arrivâmes)

⇒ Passé simple : le passé simple est le temps du récit. Il est employé à l'écrit pour exprimer des actions brèves et successives. On ne l'utilise plus qu'à l'écrit. 

⇒ Quel est le sujet ? « Nous » est le pronom personnel sujet qui commande le verbe et son accord.

⇒ Arriver : verbe du 1er groupe dont la terminaison à la première personne du pluriel, au passé simple est -âmes. Exemples :

  • nous arrivâmes
  • nous regardâmes
  • nous mangeâmes

⇒ Accent circonflexe : il y a toujours un accent circonflexe sur le « a » aux première et deuxième personne du pluriel, au passé simple :

  • nous arrivâmes
  • vous arrivâtes

2. Un participe passé employé comme adjectif (surchargé)

 « Surchargé » est un participe passé employé comme adjectif.

Qu'est-ce qui est surchargé ? C'est l'aéroport de Nantes.

L'aéroport de Nantes : groupe nominal au masculin singulier, séparé de l'adjectif par une virgule, lui donnant la fonction d'épithète détachée.

Épithète détachée : on l'appelle détachée car la proposition avec l'adjectif « surchargé » est isolée par des virgules et peut être supprimée sans changer le sens de la phrase.

Accord : l'adjectif s'accorde toujours avec le nom ou groupe nominal auquel il se rattache. On écrit donc « surchargé » avec un « é » final.

3. Un adjectif qui a une fonction d'épithète liée (pressés)

Cet adjectif obéit au même schéma que précédemment avec une légère nuance de proximité.

À quoi se rattache l'adjectif qualificatif « pressés » ? Il se rattache à « voyageurs ».

⇒ « voyageurs » : nom masculin pluriel.

Accord : on accorde donc au masculin pluriel : -és.

Épithète liée : comme il est placé directement après le nom, sans ponctuation, cela lui donne la fonction d’épithète liée.

4. Les terminaisons des verbes du 2e groupe au passé simple (surgit)

Qui surgit ? Le groupe nominal « une étrange appréhension ».

Le sujet commande l'accord du verbe : le groupe nominal est féminin singulier, donc l'accord est à la troisème personne du singulier.

⇒ « surgir » : verbe du 2e groupe. Les terminaisons des verbes du 2e groupe sont spécifiques. Les terminaisons des trois premières personnes du singulier sont exactement les mêmes au présent et au passé simple.

  • je surgis
  • tu surgis
  • il/elle/on surgit

Le temps du récit : ici, il s’agit d’une action soudaine dans un récit au passé, donc c’est un passé simple.

Les contrôles, minutieux et répétitifs, ralentissaient l’embarquement, tandis que les annonces successives retentissaient dans l’immense hall brillant.

5. Un adjectif qualificatif orthographique et phonétique (minutieux)

Un « t » qui fait le son « s » : la lettre « t » de certains mots se prononce « s » lorsqu'elle est suivie de la voyelle « i » dans les groupes « tia », « tie » et « tion ». Exemples :

  • aérospatial
  • initialiser
  • ambitieux
  • péripétie
  • protection
  • vocation

 Sur quel nom commun cet adjectif est-il construit ? L'adjectif « minutieux » est construit sur le nom commun « minutie ». 

6. Une double consonne (successives)

la double consonne cc se prononce [ks] : lorsqu'elle précède les voyelles « e », « i » et « y ».Exemples :

  • accent
  • occident
  • vaccin
  • coccyx

la double consonne « cc »se prononce [k] : lorsqu'elle précède les voyelles « a », « o », « u » et les consonnes « l » et « r ». Exemples : 

  • accalmie
  • occasion
  • accumuler

La double consonne « ss » : on notera l’absence d’accent avant la double consonne « ss » car on ne met pas d’accent  sur le « e » devant une consonne double. 

Mais à peine l’avion eut-il décollé que nos soucis, tout comme les lumières de la ville, disparurent, engloutis par l’obscurité profonde.

7. Inversion du pronom sujet, attaché au verbe par un tiret (eut-il décollé)

⇒ erreur phonétique à éviter: si tu as entendu « À peine l'avion utile décollait », tu t'es trompé.

Qu'as-tu entendu ? On distingue le « e » fermé du « e » ouvert. Dans ce contexte, « décollé » s'achève par un « e » fermé, contrairement à l'imparfait -ait qui s'achève par un « e » ouvert. 

⇒ le pronom sujet « il » : attaché au verbe par un tiret, c'est lui qui commande l'accord.

⇒ accord du verbe : commandé par le pronom « il », on accorde à la troisième personne du singulier. 

⇒ temps du verbe : si l’auxiliaire « avoir » est bel et bien au passé simple « eut », tu peux noter aussi la présence d’un participe passé, « décollé ». Or, un auxiliaire au passé simple associé à un participe passé est un temps composé : le passé antérieur. Attention, ici, pas d’accent circonflexe à « eut ». Il ne faut pas confondre ce temps avec le subjonctif plus-que-parfait qui, lui, se distingue effectivement du passé antérieur justement par l’ajout de l’accent circonflexe : « eût décollé ».

8. Une locution adverbiale (tout comme)

L’expression « tout comme » : elle introduit une idée de comparaison. On aurait pu la remplacer par « de même que », « de la même manière que ». Il s’agit d’une locution adverbiale, composée de l’adverbe « tout » et de la conjonction « comme ».

Adverbe : en tant qu’adverbe, « tout » est invariable, on peut le remplacer dans ce contexte par « totalement » ou « exactement » pour appuyer la comparaison.

9. Un participe passé employé seul qui fonctionne comme un adjectif (engloutis)

⇒ Accord du participe passé comme adjectif : on l'accorde en genre et en nombre avec le nom auquel il se rapporte. 

Qu'est-ce qui est englouti ? Il faut remonter la phrase « nos soucis, tout comme les lumières de la ville, disparurent, engloutis par l’obscurité profonde ». Ce sont bien « nos soucis » qui sont « engloutis par l’obscurité profonde », malgré la distance qui les sépare de l’adjectif.

⇒ Précision : considérons « tout comme les lumières de la ville ». Ce groupe de mots placé entre virgules est une comparaison qui apporte une précision à « nos soucis ». La phrase fonctionnerait parfaitement si on le supprimait : « nos soucis disparurent, engloutis par l’obscurité profonde ». Là, on retombe plus facilement sur « nos soucis ». Ainsi, « engloutis » s’accorde bien avec « soucis » au masculin pluriel.

Attentives et souriantes, les hôtesses distribuaient des kouign-amannparmi les collations, tandis que quatre enfants émerveillés observaient les constellations étincelantes.

10. Un accent circonflexe (hôtesses)

⇒ Origine du nom commun : « hôtesses » possède un accent circonflexe sur le « o », lié à son origine latine. Ce mot est issu du latin « hospitem » (celui qui donne ou reçoit l’hospitalité).

⇒ La disparition du « s » : la présence de l’accent circonflexe marque généralement la disparition d’un « s » présent dans le mot latin. On retrouve cette évolution linguistique datant du XVIIIe siècle dans de nombreuses familles de mots. 

⇒ Exemples : 

  • hôte/hôtesse → hospitalité
  • hôpital → hospitalier
  • forêt → forestier
  • arrêt → arrestation

11. Un mot emprunté au breton (kouign-amann)

⇒ Origine du mot : en breton, kouign = gâteau, pâtisserie et amann = beurre. 

⇒ Orthographe : la plus répandue est « kouign amann » mais on admet aussi « kouignamann ».

⇒ Pluriel : Emprunté au breton, il est en ce sens traditionnellement invariable en nombre, comme tous les mots empruntés, afin de respecter son orthographe d’origine. Mais les rectifications orthographiques de 1990 estiment que les mots empruntés aux régionalismes ou aux langues étrangères peuvent suivre la règle du pluriel. On peut donc écrire :

  • des kouign-amman
  • des kouignamman

On admet aussi :

  • des kouign-ammans
  • des kouignamanns

⇒ Le double « n » : attention à ne pas oublier le double « n ».

12. Une préposition invariable (parmi)

⇒ Origine du mot : à l’origine, cette préposition s’écrivait en deux parties : par mi.

  • par = à travers
  • mi = milieu

Avec le temps, les deux mots se sont soudés : par mi est devenu parmi. Aujourd’hui, on l’utilise pour dire « au milieu de, dans un ensemble ».

⇒ La confusion du « s » : écrire « parmis » avec un « s » est une erreur qui peut venir de deux réflexes :

  1. La ressemblance avec d’autres mots en -mis : permis, soumis et surtout son antonyme hormis. C’est ce qu’on appelle une erreur par analogie. On a l’impression que « parmi »devrait fonctionner pareil, donc on ajoute un « s ».
  2. L’illusion de la pluralité, comme « parmi » s’inscrit dans un ensemble. Mais la règle est claire : les prépositions sont invariables.

Attentives et souriantes, les hôtesses distribuaient des kouign-amann parmi les collations, tandis que quatre enfants émerveillés observaient les constellations étincelantes.

13. Un adjectif numéral cardinal (quatre)

⇒ La règle : L’adjectif numéral cardinal « quatre » est invariable. Peu importe le nom qui l’accompagne, masculin, féminin, pluriel, « quatre » s’écrit toujours « quatre », sans « s ». Les adjectifs numéraux cardinaux sont invariables, à l’exception de « un » qui devient « une » au féminin, et de « vingt » et « cent » qui s’accordent en nombre, sous certaines conditions.

⇒ « vingt » et « cent » : ils possèdent un statut particulier :

Employés seuls, on ne les accorde pas. Exemples :

  • Vingt heures.
  • Les cent jours.

En revanche, vingt et cent prennent un « s » s'ils sont multipliés. Exemple :

  • Le Tour du monde en quatre-vingts (4 x 20) jours a enchanté les trois-cents (3 x 100) élèves.

Attention ! S’ils sont suivis d’un autre nombre, nous les écrirons au singulier. Exemple :

  • Deux cent vingt-six participants se sont élancés.

14. Les terminaisons de l’imparfait (observaient)

⇒ Qui « observaient » ? Ce sont « quatre enfants émerveillés ». Ce groupe nominal sujet est placé avant le verbe.

⇒ Qui commande l’accord ? C’est le groupe nominal sujet.

⇒ Accord : on accorde donc à la troisième personne du pluriel.

⇒ « observer » à l’imparfait : c’est un verbe du 1er groupe, terminaison : -aient.

15. Consonne simple ou double ? (constellations étincelantes)

⇒ Le jeu des consonnes : Simples ou doubles, elles conditionnent la prononciation du « e ».

⇒ La double consonne : le mot « constellations » s’écrit avec deux « l ». Devant une consonne double, le « e » peut se prononcer « è » (« e » ouvert), sans qu’il soit nécessaire de mettre un accent. Exemples :

  • hirondelle
  • Terre
  • constellation

Prononciations spécifiques : (il arrive qu’on ne prononce pas ce « e » ouvert)

  • femme
  • dessus
  • dessous
  • effacer
  • ennuyer
  • emmurer

⇒ La consonne simple : Nous entendons le son « e » dans étincelantes. Mais « étincelles » se caractérise par le son « è ». Nous retrouvons d’ailleurs ce « e » ouvert (« è ») dans « constellations ». Donc on emploie une consonne simple et non une consonne double après le son « e ». (« dessus » et « dessous » sont des exceptions.)

⇒ Règle : Une autre règle nous rappelle qu’on ne met pas d’accent devant une consonne double, ni devant deux consonnes qui ne représentent pas un son unique, ni devant un « x ». Exemples :

  • escalier
  • espoir
  • service
  • exercice

Producteur : Média TV / Studio 77

Année de copyright : 2026

Année de production : 2026

Année de diffusion : 2026

Publié le 22/04/26

Modifié le 22/04/26

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