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Français20:48Publié le 22/04/2026

Le corrigé de la dictée 2026 de Nathacha Appanah

La grande dictée 2026 !

As-tu fait bon voyage ? Le moment est venu d'atterrir et de récupérer tes bagages. Prêt pour la correction ? C'est parti !

Mon esprit rabat-joie et ensuqué confondit les deux biomes...

1. Un mot composé (rabat-joie)

⇒ Le mot composé : les deux éléments d’un mot composé sont généralement reliés par un trait d’union.

⇒ L’architecture : ici, l’architecture du mot composé est « verbe + nom ». Exemples :

  • gratte-ciel
  • porte-parole
  • porte-manteaux
  • sèche-cheveux

⇒ La règle : selon la règle, le verbe présente une forme figée, ce qui signifie que « rabat » (du verbe rabattre) ne peut pas être écrit autrement à l’intérieur de ce mot composé, il est construit sur la 3e personne du singulier du présent. Il reste donc toujours au singulier. « Joie » garde sa forme de nom féminin singulier.

⇒ Définition : le rabat-joie est bien cet individu triste qui freine un enthousiasme, une humeur positive. Ici, « rabat-joie » est employé comme un adjectif pour qualifier « mon esprit ». Des synonymes obéissant au même schéma existent, comme « trouble-fête », ou plus évocateur mais assez familier, « pisse-vinaigre » !

2. Un adjectif occitan (ensuqué)

⇒ Définition : cet adjectif qualificatif est une richesse régionale, et plus précisément occitane. Ce mot désigne celui qui est assommé, endormi par la chaleur ou une substance quelconque.

⇒ Origine : le dictionnaire occitan nous précise que l’on doit son origine à l’ancien provençal, « suc » signifiant le sommet de la tête et la forme « suca », tête ou crâne ; et « ensucar » qui signifie « frapper sur la tête ».

3. Un nom commun hérité du grec (biomes)

⇒ Étymologie : le radical « bio » vient du grec « bios » qui signifie « la vie ».

⇒ Définition : le nom commun « biome », apparu au XXe siècle, désigne un ensemble d’écosystèmes, un milieu écologique étendu et homogène, dans lequel sont réunies les conditions climatiques nécessaires à la vie d’espèces animales et végétales. La forêt tropicale, la savane, par exemple, ou encore la toundra et la taïga, citées dans cette dictée, sont des biomes.

... et je me fis l’effet d’un néophyte qui dirait un palimpseste pour un repentir.

4. Un nom commun issu du grec (néophyte)

⇒ Définition : initialement, le néophyte désigne celui qui entre dans une communauté chrétienne après avoir reçu le baptême. Plus couramment, un néophyte est une personne qui débute dans un domaine et manque encore d’expérience. Dans notre texte, le narrateur se sent comme un « amateur » qui confond deux termes techniques d’art : le palimpseste (un parchemin réutilisé) et le repentir (la correction visible d’un trait sur un tableau).

⇒ Préfixe et radical : le préfixe « néo » (= nouveau) et le radical « phytos » (= plante) viennent du grec « neophutos » qui signifie « nouvellement planté » ou « nouvelle plante ».

5. Un mot pour une superposition d’éléments (palimpseste)

⇒ Définition : c’est un parchemin dont on a effacé la première écriture pour pouvoir servir de support à un nouveau texte écrit.

⇒ Sens dans le contexte : Ici, le mot « palimpseste » renvoie à une superposition d’éléments. Les paysages (biomes) se superposent comme deux textes écrits l’un sur l’autre.

Elle commençait à mes pieds, rousse, puis s’étalait soufre, serin même par endroits, et disparaissait dans une érubescence qui m’apparut légèrement insolente.

6. Une adjectivisation (soufre)

⇒ Un adjectif de couleur : avec cet adjectif, nous entrons dans le champ chromatique des jaunes avec ce nom de couleur.

⇒ Une adjectivisation : l’adjectif « soufre » (avec un seul « f ») désigne initialement l’élément chimique du même nom dont il est issu. On nomme cette transformation une adjectivisation. On ne le confondra pas avec son homonyme, le verbe « souffrir » conjugué aux trois premières personnes du présent.

L’accord de certaines couleurs : ce mot est invariable, comme tous les adjectifs ou noms de couleur issus d’un nom commun. Exemples :

  • des cahiers orange
  • des murs aubergine
  • une jupe marron

Ne pas confondreon ne le confondra pas avec son homonyme « souffre », qui lui s’écrit avec 2 « f ». Il s’agit du verbe souffrir conjugué à la première et à la troisième personne du singulier du présent de l’indicatif : (je souffre, il souffre).

7. Une autre adjectivisation avec un nom d’oiseau (serin)

⇒ Origine du nom commun : ce mot trouve son origine dans la couleur jaune vif du plumage d’un oiseau du même nom, autrement appelé « canari ». 

⇒ Une adjectivisation : le nom commun désignant l’oiseau est donc devenu adjectif. Encore un exemple d’adjectivisation.

⇒ Accord : cet adjectif est invariable. 

Ne pas confondre : attention à ne pas le confondre avec son homonyme « serein », adjectif caractérisant ce qui est « calme, apaisé ».

8. Une suite consonantique (érubescence)

⇒ Origine : Emprunté du latin « erubescentia », signifiant « action de rougir », cette couleur est étonnamment personnifiée, notre auteure la qualifiant d’« insolente » !

⇒ Un radical : on reconnaîtra, par le radical du mot « ruber » (rouge en latin), la pierre précieuse « rubis ».

⇒ Une suite de consonnes : attention enfin à la suite consonantique « sc » que l’on retrouve dans « adolescence », « obsolescence » ou « recrudescence ».

Pourtant, au moment où cette balade s’ouvrit sur ce plateau à mousses et à lichens, des tréfonds de mon cerveau émergea ce relief d’un vieux livre : « la taïga s'effacera devant la forêt tempérée à larges feuilles caduques ».

9. Un nom commun à la phonétique trompeuse (lichens)

⇒ Phonétique : ici employé au masculin pluriel, ce nom commun possède une orthographe particulière puisque trompeuse, au regard de sa phonétique. En effet la graphie « ch » se prononce [k]. Le suffixe « en », quant à lui, se prononce [ène], comme dans « spécimen ».

⇒ Définition : le lichen est un organisme vivant, une rencontre insolite entre un champignon et une algue, qui pousse et s’étend sur les arbres, les rochers ou le sol. 

10. Un verbe du 1er groupe au passé simple (émergea)

⇒ Le passé simple : on le reconnaît par son caractère bref et parfois unique. Il se combine avec l’imparfait qui présente le cadre du récit au système passé. Il ne s’emploie plus que dans la langue écrite.

⇒ Accord : pour comprendre l’accord, il nous faut retrouver le sujet, ici inversé. C’est bien « ce relief d’un vieux livre » qui émergea, commandant son accord avec la 3e personne du singulier du passé simple. Le verbe « émerger » appartenant au 1er groupe, sa terminaison s’effectue en « a ».

⇒ Un verbe en -ger : « émerger » intégrant l’équipe des verbes se terminant en « -ger » (comme bouger et nager, par exemple) on trouve la graphie « ge » dans certaines formes conjuguées. Devant les voyelles a, o et u, la consonne « g » doit être suivie de la voyelle « e » pour conserver sa sonorité, sans quoi elle se prononce « gue » comme dans « gare ». On écrira donc « émergea » et pas « émerga » → « mangea » et pas « manga ».

11. Un adjectif qualificatif passionnant (caduques)

⇒ Définition et origine : l’adjectif qualificatif « caduque » est issu du latin « caducus » : qui tombe ou qui est près de sa chute. En biologie, il désigne ce qui tombe et se renouvelle à intervalles réguliers. Il peut aussi signifier « périmé, en ruine, qui touche à sa fin ». Ici, les feuilles caduques sont naturellement appelées à tomber à la saison concernée.

Accord au féminin : ici, « caduques »s’accorde avec le groupe nominal féminin pluriel « larges feuilles ».

Accord au masculin : au masculin, le suffixe se réduit à un simple « c » : « caduc » qui, au masculin pluriel, devient « caducs ». Comme pour « public » qui devient « publics » au masculin pluriel, « publique » au féminin et « publiques » au féminin pluriel.

Nulle frondaison ici.

12. Un déterminant indéfini (Nulle)

⇒ Nature : « Nulle » est un déterminant ou adjectif indéfini.

⇒ Accord : toujours placé devant un nom ou un groupe nominal, il s'accorde en genre et en nombre avec celui-ci. En l’occurrence, le nom commun « frondaison » est féminin. Pour une parfaite prononciation, on allongera le son “L”: “nuLLe”.

⇒ Ne pas confondre : attention à ne pas confondre avec le pronom indéfini, existant de manière totalement indépendante et sans nom ou groupe nominal. Exemple :

  • Nul n’est censé ignorer la loi.

Pour le reconnaître, demande-toi si « nul » est synonyme de « personne » dans la phrase.

  • Exemple : Nul Personne n’est censé ignorer la loi. —> Si ça fonctionne, c’est un pronom indéfini, et il est invariable.
  • Exemple : Nulle Personne frondaison. —> Si ça ne fonctionne pas, c’est un déterminant (aussi appelé adjectif) indéfini, et il s’accorde. Une autre astuce pour reconnaître le déterminant consiste à le remplacer par « aucune » : « Aucune frondaison ».

Dussé-je tourner le dos à cette plaine au premier abord abiotique, elle me serait restée fichée dans l’esprit.

13. Un registre très soutenu (Dussé-je)

⇒ Le verbe et sa conjugaison : il s’agit du verbe « devoir » conjugué à la 1re personne du singulier de l’imparfait du subjonctif. Sa valeur est concessive. La concession consiste à opposer deux faits contradictoires.

⇒ Reformulation : « Même si j’évitais de regarder cette plaine, elle ne quitterait pas mon esprit. »

⇒ Un accent aigu : on met un accent aigu sur le « e » final lorsqu’il est suivi du pronom « je » inversé. Quelques exemples de cette forme :

  • « Chanté-je bien? »
  • « Formidable! m’exclamé-je! »

Attention, si l’accent est aigu, on prononcera ce « e » comme s’il portait un accent grave « è ».

14. Un adjectif qualificatif au préfixe privatif (abiotique)

⇒ Préfixe privatif : cet adjectif qualificatif vient aussi du grec « bios » (= la vie). Mais le préfixe privatif « a » exprime l’idée d’absence, de négation. Donc « abiotique » désigne un lieu « où la vie est impossible ».

⇒ Culture générale : nous retrouvons « biôtikos », le dérivé grec de « bios », dans le célèbre terme médical « antibiotique », médicament « qui empêche le développement de certains micro-organismes ».

15. Un conditionnel passé (serait restée fichée)

La forme verbale « serait restée » est un conditionnel passé.

⇒ Le conditionnel passé : le conditionnel passé se forme à partir de l’auxiliaire être ou avoir conjugué au conditionnel présent auquel on ajoute un participe passé.

⇒ Accord : ici, l’auxiliaire être (« serait ») permet l’accord du participe passé. Le sujet « elle » commande l’accord du participe passé « restée » au féminin singulier.

⇒ Participe passé : l’adjectif « fichée », participe passé du verbe « ficher » qui signifie « planter, faire entrer par la pointe », s’accorde aussi au féminin singulier.

⇒ Le sens : dans le texte, nous comprenons le risque d’une idée fixe, gravée dans l’esprit du narrateur.

⇒ Terminaison : la terminaison en [é] suscite souvent un doute, surtout pour un verbe du 1er groupe. Comment savoir si on écrit « é » ou « er » ? Participe passé ou infinitif ?

Quelles que soient les affres que me vaudrait plus tard cet arrêt pendant ce sensationnel voyage, je me résolus quand même à ne pas me laisser raconter des craques par mon propre cerveau,...

16. Un sujet inversé (Quelles que soient)

⇒ Accord : Comment accorder le verbe « être » ? Le sujet est inversé et placé après le verbe. On accorde le verbe avec « les affres », à la 3e personne du pluriel, donc « soient ».

⇒ Un homophone grammatical : un homophone grammatical est un mot possédant le même son qu’un autre mais présentant une orthographe et un sens différents. Ici, le doute est possible car il existe plusieurs options pour écrire « quelles que » :

  • Le déterminant indéfini « quelque » : normalement suivi d’un nom ou d’un groupe nominal, avec lequel il s’accorde.
    Exemple : J’ai obtenu quelques points supplémentaires.
  • L’adverbe « quelque » : toujours invariable, généralement devant un nombre, et que l’on peut remplacer par « environ ».
    Exemple : Nous héritons de quelque mille livres.
  • La locution « quel(le)(s) + que » : toujours suivie d’un pronom ou du verbe « être » au subjonctif. Elle s’écrit en deux mots, l’adjectif indéfini « quel » s’accordant en genre et en nombre avec le sujet du verbe « être ».
    Exemple : Quelle que soit la raison, il arrive toujours en retard.

⇒ Une astuce : remplace par un infinitif du 2e ou 3e groupe. Par exemple, l’infinitif du verbe « couvrir » :

  • Elle me serait restée couvrir → ça ne fonctionne pas.
  • Elle me serait restée couverte → ça fonctionne !

Donc c’est bien un participe passé.

..., je me résolus quand même à ne pas me laisser raconter des craques par mon propre cerveau, à éviter seschausse-trappes et à rester coi jusqu’à ce que le mot exact me parvienne.

17. Un homophone grammatical (ses)

⇒ Un déterminant : tu es à nouveau dans l’univers des homophones grammaticaux. Mais à quel clan appartient ce déterminant ? Démonstratif ou possessif ? L’orthographe sera-t-elle « ces » ou « ses ». Une solution existe, grâce au contexte !

⇒ Un déterminant possessif : à quoi se réfère « ses chausse-trappes » ? Remonte dans la phrase : à « mon propre cerveau », le déterminant possessif « mon » insistant déjà sur une appartenance. Tu peux donc aisément en conclure que « ses » chausse-trappes sont celles du cerveau et lui sont reliées. C’est donc un déterminant possessif.

18. Un autre mot composé (chausse-trappes)

⇒ Le mot composé : tu le sais maintenant, le verbe reste invariable, comme dans « rabat-joie ».

⇒ Le nom : il sera mis au singulier ou au pluriel. Cela dépendra du sens, et disons-le clairement, du bon sens ! Cette fois-ci, « trappe » (avec un ou deux « p » d’ailleurs, les deux s’écrivent) s’accorde au pluriel en raison du sens. Attention, le pluriel concerne uniquement le nom en seconde partie !

⇒ Définition : ce terme trouve son origine dans l’ancien français, avec « chauchier » qui signifie « fouler » et « treper », « frapper du pied ». C’est initialement un piège à animaux, puis un engin de défense constitué d’une pièce de fer garnie de pointes. Enfin par extension, il désigne tout piège ou embûche. Le but pour chacun d’entre nous est de ne pas y sombrer, et cette dictée en propose un certain nombre !

⇒ Réforme orthographique : on autorise, depuis la réforme orthographique de 1990, la suppression du trait d’union et l’orthographe en un seul mot : chaussetrappes ou chaussetrapes.

19. Un adjectif issu du latin populaire (coi)

⇒ Définition : cet adjectif qualificatif passionnant : « coi » désigne ce qui est immobile et silencieux, sous l’effet d’une surprise, quelle qu’en soit l’émotion associée.

⇒ Origine : issu du latin populaire « quietus », que l’on retrouve dans « quiétude » et dans l’adjectif synonyme de coi, « quiet ». Si ce dernier est très rarement employé, contrairement à son antonyme « inquiet », il rappelle son exact cousin anglais « quiet ». L’emploi du féminin « coite » demeure rare.

Producteur : Média TV / Studio 77

Année de copyright : 2026

Année de production : 2026

Année de diffusion : 2026

Publié le 22/04/26

Modifié le 22/04/26

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