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Actualité03:21

#ViolencesSexuelles : agressés à l’adolescence, des sportifs témoignent

ZOOM, la série qui décrypte les hashtags en 2 min

Des sportifs de haut niveau révèlent avoir été agressés sexuellement ou violés par leurs entraîneurs pendant leur adolescence. Zoom sur des témoignages qui bousculent le monde du sport.

 

Libérer la parole face aux violences sexuelles dans le sport

Le quotidien sportif L’Équipe révèle trois témoignages de violences sexuelles sur mineurs dans le sport, à la une de son édition du 29 janvier 2020. Plusieurs athlètes livrent au journal le récit de leurs agressions ou de leurs viols par leurs entraîneurs alors qu’elles étaient adolescentes. Certaines avaient 13 ans. Le même jour, Sarah Abitbol, ex-championne de patinage artistique, prend la parole elle aussi. « Un jour, mon entraîneur me réveille par sa lampe. Il est assis sur mon lit et commence à faire des choses horribles… jusqu’aux abus sexuels. J’ai été violée à 15 ans ». Si ces sportives brisent le silence des années après, c’est pour que cela ne se reproduise plus.

 

Tous les sports et les clubs concernés

En France, 165 000 enfants sont victimes de viols et de violences sexuelles chaque année (source Ipsos, Mémoire traumatique et victimologie, 2019). Et selon l’INSERM, les jeunes qui pratiquent le sport de manière intensive ont plus de risque d’être exposés aux abus sexuels. Ces agressions ont lieu dans les grands clubs, comme dans les petits, et concernent toutes les disciplines.

 

Pourquoi les jeunes victimes ne parlent-elles pas ?

Les ados victimes de leur entraîneur ont beaucoup de difficultés à parler de leurs viols ou de leurs agressions. Ils ont peur et honte. Certains se sentent coupables ou pensent que l’adulte est dans son droit. Une jeune pratiquante de triathlon raconte à son père avoir été violée. Lorsque celui-ci père décide d’alerter le président du club de sa fille, il se heurte à l’omerta du milieu sportif. « Il me dit qu’il n’est pas surpris, qu’il a eu des échos sur cet entraîneur, que c’est un pourri. » En effet, certains clubs refusent de dénoncer et de renvoyer des entraîneurs qui remportent des victoires et des trophées. Pourtant la loi prévoit des peines de 7 à 20 ans de prison contre les agresseurs de mineurs.

 

Les garçons aussi victimes d’abus sexuels

L’ancien rugbyman, Sébastien Boueilh, a lui aussi été victime de viols. Il a créé l’association « Colosse aux pieds d’argile » pour sensibiliser aux violences sexuelles dans le sport. Depuis plusieurs années, il apprend aux jeunes, dès l’âge de 8 ans, à se protéger et à se défendre. « Je pars toujours de mon témoignage. Après, petit à petit, grâce à des jeux, j’apprends aux enfants à identifier notamment leurs parties intimes. Puis, à la fin de l’intervention, je laisse un temps d’entretien individuel pour ceux qui n’ont pas compris un terme que j’ai utilisé, ou qui porte un secret qui les rend malheureux ». Briser le silence, c’est comme cela que Sébastien Boueilh s’en est sorti.

Producteur : Jean-François Peralta / France.tv Studio

Année de copyright : 2020

Année de production : 2020

Année de diffusion : 2020

Publié le 03/02/20

Modifié le 16/03/20

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