Conformément à son discours de Bayeux, Charles de Gaulle conduit un projet de réforme constitutionnelle basé sur un pouvoir exécutif fort. Pour lui, c'est la garantie d'un gouvernement stable, prêt à affronter les crises.
Pour Charles de Gaulle, le chef de l'État doit occuper la fonction principale dans les institutions du pouvoir. Il doit être indépendant des partis politiques et ne pas être élu par le Parlement, mais par un collège plus large de grands électeurs.
Le référendum est un procédé de démocratie semi-directe par lequel l'ensemble des citoyens d'un territoire donné sont appelés à exprimer une position sur une proposition qui leur est faite.
La Ve République est un régime démocratique dans lequel le pouvoir du Président est très important. Toutefois, il est contrebalancé par un Parlement aux pouvoirs étendus concernant le contrôle de l'exécutif (questions au gouvernement, vote de motion de censure si désaccord).
Lors de l'élaboration de la Constitution, le mandat présidentiel est de 7 ans, 2 ans de plus que celle du mandat de l'Assemblée nationale qu'il peut dissoudre. Le septennat ne prendra fin quand 2000.
Le Parlement se compose de l'Assemblée nationale et du Sénat. Les deux ont le même rôle : examiner et voter les lois, contrôler l'action du gouvernement. Le Sénat défend en plus les intérêts des communes, des départements et des régions.
Conformément à la nouvelle Constitution de 1958, Charles de Gaulle doit nommer un Premier ministre. Il choisit Michel Debré, l'un des artisans de cette nouvelle Constitution. Ce dernier occupe cette fonction jusqu'en 1962.
Profitant de l'émotion suscitée par l'attentat dont il a été victime, de Gaulle s'exprime sur la légitimité démocratique d'un président. Son but est de renforcer le pouvoir présidentiel par une élection au suffrage universel jusque-là réservée aux députés.
Les parlementaires protestent vivement. Les partis politiques de l'Assemblée nationale, hormis les gaullistes, adoptent une motion de censure contre le gouvernement de Georges Pompidou. Ce dernier démissionnera en novembre 1962.
62,2 % des suffrages exprimés approuvent le projet de loi prévoyant l'élection présidentielle au suffrage universel direct. C'est une victoire politique pour le président de Gaulle, initiateur du référendum et favorable au projet.
En 1962, de Gaulle modifie la Constitution de la jeune Ve République afin que le président soit élu par suffrage universel direct. Les Français votent eux-mêmes pour élire leur chef de l'Etat, et non plus via un collège électoral de grands électeurs.
Après le vote défavorable sur son projet de réforme du Sénat et de la régionalisation, le président de Gaulle démissionne comme il l'avait annoncé au préalable : « Si je suis désavoué, je cesserai aussitôt d’exercer mes fonctions. »
Charles de Gaulle mesure l'importance du contact humain et des médias, dont la télévision est un précieux porte-parole. Dès son élection en 1958, il part à la rencontre de la population française. En mars 1959, il organise également une conférence de presse internationale à l'Élysée.
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La République gaullienne
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