Nourrir les hommes

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Géographie Seconde

Publié le 18/06/19Modifié le 28/06/19

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Comment nourrir 9 milliards d'hommes ?

Nourrir les hommes est un véritable enjeu au XXIe siècle puisqu’il va y avoir 9 milliards d’hommes à nourrir en 2050. Il s’agit également d’un enjeu de développement durable, puisqu’il faudra nourrir les Hommes en quantité mais aussi en qualité suffisantes.

Croissance de la population, croissance de la production

La Terre peut-elle nourrir 9 milliards d’êtres humains ? La réponse est oui, nous avons la quantité suffisante pour nourrir 9 milliards d’humains, puisque la croissance de la production alimentaire est plus rapide que la croissance de la population. Il y a actuellement 2 800 calories disponibles par homme et par jour en moyenne, alors que 2 500 calories sont suffisantes. Il y a donc un réservoir suffisant.

Pourtant, il y a des inégalités d’accès à la nourriture à toutes les échelles. À l’échelle mondiale, les pays du Sud, en voie de développement, ont moins accès à la nourriture que les pays développés du Nord. De nombreux êtres humains, envirion 2 milliards, souffrent de malnutrition. À l’échelle nationale, par exemple au Brésil, les habitants du Sud plutôt riches peuvent se nourrir en quantité et en qualité suffisante mais certains Brésiliens souffrent de malnutrition, notamment au nord du pays.

Il faut améliorer la quantité et la qualité, c’est-à-dire lutter contre la sous-alimentation (quand la quantité de nourriture n'est pas suffisante) et la malnutrition (quand la qualité de l’alimentation est mauvaise). Ainsi, les habitants des pays du Nord peuvent aussi souffrir de malnutrition notamment avec la malbouffe qui entraîne, entre autres, le problème de l’obésité.

Fournir une alimentation de qualité en quantité

Le besoin est de mieux répartir la production alimentaire. En réalité, les systèmes alimentaires sont structurés à partir de deux modèles. Le modèle du Nord est une agriculture productiviste et le modèle du Sud une agriculture vivrière. Ces deux systèmes ne répondent pas aux mêmes impératifs. 

L’agriculture vivrière est une agriculture faite en petites quantités, pour nourrir principalement l'agriculteur même et sa famille. L’agriculture productiviste utilise des intrants chimiques (engrais, pesticides) qui permettent de produire en grandes quantités et de faire émerger un secteur agro-alimentaire. L’agriculture vivrière ne pourvoit pas suffisamment aux besoins des populations.

Des pays comme la Chine peuvent nourrir leur population uniquement grâce à l’importation. C’est grâce à l’agriculture productiviste que le monde est nourri, car la mécanisation et les intrants chimiques permettent de produire en grandes quantités, et donc donnent la capacité aux pays productivistes d’exporter des produits agricoles dans le monde entier.

Vers des agricultures durables ?

Le triple enjeu durable est de produire plus (en vue de l’augmentation de la population), de veiller à l’équité sociale entre le producteur et le consommateur, et enfin de préserver l’environnement, principalement les eaux et la terre.

On parle maintenant d’agriculture raisonnée. L’agriculture intensive perd de son attrait à cause des dérives qu’elle a entraînées comme la destruction de l’environnement ou encore des crises sanitaires, par exemple avec la vache folle. De nouvelles solutions sont envisagées : de nombreux consommateurs du Nord se tournent vers l’agriculture biologique ou raisonnée où la qualité du produit est prise en compte, ainsi que l’environnement.