Vidéo : Peut-on prévoir les pandémies ?

icu.next-video

Contenu proposé par

France Télévisions

Peut-on prévoir les pandémies ?

Decod'actu

Le sida, Ebola, la Covid-19... les pandémies s'accélèrent depuis quelques dizaines d'années. Elles viennent toutes de ce que l'on appelle des zoonoses : des maladies transmises de l'animal à l'homme. Et beaucoup de scientifiques prévoient que ces pandémies de zoonoses vont se multiplier. Alors, peut-on prévoir les pandémies ? 

Des virus sous surveillance

Les zoonoses sont provoquées par des contacts entre la faune sauvage ou les animaux d’élevage, porteurs de virus, et les êtres humains. Plus on détruit les écosystèmes, plus on accélère la déforestation, moins il y a de barrières naturelles. Et plus il y a de contacts entre faune sauvage, animaux d'élevages et l’homme, plus le risque de pandémies est élevé. 

Les experts de l’IPBES estiment qu’il existe environ 1,7 million de virus non découverts chez les animaux. Et près de la moitié d’entre eux pourraient potentiellement infecter les humains. Pour les chercheurs, il faudrait donc pouvoir surveiller l’évolution de virus émergents. Cela permettrait d’anticiper le passage de la contamination locale à l’épidémie mondiale, c’est-à-dire la pandémie.

L'exemple de la grippe

L’un des meilleurs exemples est celui de la grippe : c’est l’un des virus les mieux surveillés au monde. En France, des médecins participent au réseau Sentinelle : dès qu’ils examinent un patient souffrant de symptômes grippaux, ils transmettent les informations au réseau où les données sont analysées. Les médecins envoient également des échantillons à l’Institut Pasteur et à un de ses laboratoires associés afin d’identifier le virus et voir comment il évolue. Ils vérifient aussi si le vaccin existant permet toujours de lutter efficacement contre le virus. Les hôpitaux participent aussi à la surveillance. Le Centre national de référence de la grippe, coordonné par l’Institut Pasteur, travaille avec le réseau européen de centres nationaux de la grippe et l’OMS afin de partager leurs données. La surveillance ne s'arrête donc pas au niveau national. 

Pour l’ensemble des nouveau virus, l’OMS a créé, à l’international, le Réseau mondial d’alerte et d’action en cas d’épidémie. Mais tous les pays ne jouent pas forcément le jeu, par manque de moyen ou par peur de stigmatisation. 

La meilleure arme : la vaccination

Si prévoir les pandémies semble compliqué, il est néanmoins possible de surveiller attentivement les virus et prendre les mesures adéquates. Parmi elles, la vaccination qui a prouvé son efficacité. Les vaccins ont permis d’éradiquer ou d’endiguer plusieurs pandémies comme la variole, la poliomyélite ou la typhoïde. Mais disposer d’un vaccin ne suffit pas. Aujourd’hui par exemple, l’épidémie de rougeole fait son retour. La raison ? Dans certains pays riches, la défiance envers les vaccins est croissante et dans les pays pauvres, c'est le manque de moyen qui prive les populations de vaccination. Un vaccin existe et il est efficace. Si on ne peut anticiper les pandémies, on peut les surveiller et les limiter grâce aux vaccins… si la coopération internationale fonctionne réellement.

Réalisateur : Maxime Chappet

Nom de l'auteur : Cécile Bontron

Producteur : France Télévisions

Année de copyright : 2020

Année de production : 2020

Année de diffusion : 2020

Publié le 28/04/21

Modifié le 04/05/21

Ce contenu est proposé par