Alexandre à la conquête de la Perse

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Points de repères
Publié le 01/02/17Modifié le 13/11/19

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Les étapes de la conquête d'Alexandre le Grand

À la mort de Philippe de Macédoine, les cités grecques pensent qu’elles vont retrouver leur liberté. Grave erreur de jugement. Même si Alexandre est très jeune, il a déjà l’âme d’un conquérant.

Un guerrier ambieux

Tout comme Philippe, il excelle dans l’art de la guerre et, tout comme son père, il peut boire à l’excès et se mettre dans des colères noires. De sa mère Olympias, Alexandre a hérité son esprit calculateur et ambitieux. Mais il sait prendre le temps de la réflexion d’autant que dans son adolescence, il a suivi l’enseignement du célèbre philosophe Aristote.

Alexandre est un guerrier inépuisable, curieux de tout. Il est capable d’infinie tendresse comme d’effroyables colères. Sans sourciller, il endosse son rôle de roi. Quand la cité de Thèbes se révolte, Alexandre réagit aussitôt avec autorité : Thèbes est vaincue et entièrement rasée. Le message est parfaitement reçu par les autres cités grecques. Il n'y aura pas de nouvelles révoltes, tout le monde rentre dans le rang. Comme l'avait rêvé son père, Alexandre peut alors se tourner vers la Perse.

Le conquérant de l'Asie

En 334 avant notre ère, il traverse la mer et se jette sur l'Asie mineure. En mai, c'est le premier affrontement face à une armée perse : la bataille du Granique. Comme toujours, Alexandre chevauche en première ligne à la tête de sa cavalerie d'élite. Entouré d'ennemis, il est blessé, mais son fidèle serviteur Cleitos le sauve de justesse. L'épopée aurait pu s'arrêter là, mais Alexandre continue sa marche irrésistible : Millet, Halicarnasse, la titanesque bataille d’Issos où il défait une première fois la formidable armée de Darius, le Grand Roi perse qui prend la fuite. Il prend l'imprenable Tyr, puis envahit l'Égypte. Il fonde Alexandrie et se proclame pharaon. Il parcourt ensuite la Syrie, traverse l'Euphrate et le Tigre. Puis Alexandre retrouve sur sa route l'armée perse du roi Darius. Inférieurs en nombre, face à une armée gigantesque, les phalanges grecques encaissent le choc suffisamment longtemps pour permettre à Alexandre et sa cavalerie lourde de foncer droit sur Darius au cœur de l'armée ennemi. À 1 contre 100, en une charge épique, Alexandre arrive presque au contact du Grand Roi qui abandonne le champ de bataille. La Perse, c'est le roi. Si le roi fuit, l'armée aussi. C'est la débandade. Fin octobre 331, Alexandre rentre dans Babylone, puis prend et détruit Persépolis. Darius en fuite est assassiné. L'Empire perse vient de changer de maître !

 

Découvrez aussi la politique d'intégration et d'alliance d'Alexandre le Grand.

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