Vidéo : Annale corrigée : analyse d'un texte de Gide et d'une peinture de Raphaël

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France Télévisions
Français08:13Publié le 21/09/2020

Annale corrigée : analyse d'un texte de Gide et d'une peinture de Raphaël

Français 3e

Pour préparer l’épreuve de français au brevet, nous vous proposons un corrigé d’un sujet. Aujourd’hui, c’est un texte de Gide et une peinture de Raphaël.

Retrouvez en PDF l'exercice de compréhension de texte et d'image avant de découvrir sa correction en vidéo.

Grammaire et compétences linguistiques

1. Étudiez la composition du mot souligné et dites quel est son sens dans la phrase.

« son visage restait [...] plus impénétrable que jamais ».

 

« -im » est un préfixe privatif.

« penetr » est le radical. Il signifie « rentrer ».

« -able » est le suffixe. Il marque le mot dans la catégorie grammaticale de l’adjectif. Il a le sens de « que l’on peut’.

« impénétrable » veut dire de manière générale « que l’on ne peut pas pénétrer ». Dans le sens, il signifie « illisible » ou « indéchiffrable ».

2. Réécrivez ce passage en inversant les personnes.

« Mais, soudain, elle redéplia le papier, passa sa main dessus pour l’aplanir, et comme ayant pris une résolution... À ce moment, j’entendis mon nom : la maîtresse m’interrogeait. Je dus me lever, je récitai de manière machinale un court poème de Victor Hugo, qu’heureusement je savais fort bien. »

 

⇒ « Mais, soudain, je redépliai le papier, passai ma main dessus pour l’aplanir, et comme ayant pris une résolution... À ce moment, elle entendit son nom : la maîtresse l’interrogeait. Elle dut se lever, elle récita de manière machinale un court poème de Victor Hugo, qu’heureusement elle savait fort bien. »

3. a) Identifiez et justifiez le temps du verbe « ajouter » dans cette phrase.

« Demain, je viendrai te chercher à la sortie, – ajouta ma mère – tu tâcheras de me présenter cette enfant ; je voudrais la connaître. »

 

« Ajouta » est au passé simple de narration car dans les récits au passé, le temps de la narration est le passé simple et l’imparfait.

b) « je viendrai » ; « je voudrais » : expliquez la différence d’orthographe.

La terminaison en « -ai » marque le futur du mode indicatif. Ce mode exprime la réalité. Donc, « je viendrai », exprime un fait qui est sûr. Tandis que « je voudrais » avec « -ais » présente le mode conditionnel et le temps du présent. Le conditionnel sert à exprimer un souhait, un désir ou une hypothèse. Il est utilisé ici pour exprimer un fait souhaité.

Compréhension et compétences d’interprétation

1. De quel personnage vous sentez-vous le plus proche ? Pourquoi ?

Ici, on évalue votre capacité à argumenter c’est-à-dire à expliquer les raisons pour lesquelles vous avez choisi tel personnage. Votre argumentation doit être fondée sur le texte. Vous devez donc citer le texte.

2. a) Quels sont les émotions et les sentiments ressentis par Geneviève au fil de ce passage ?

« J’étais toute tremblante d’une admiration [...] Mon cœur se gonfla de joie et, enhardie : – Mais je ne sais pas où vous habitez ! »

 

- Admiration et gêne : elle éprouve de l’admiration pour sa camarade de classe. En même temps, elle ressent aussi de la gêne. On le voit à la ligne 7 : « J’étais toute tremblante d’une admiration, d’un enthousiasme (…) ».

Envie : elle éprouve une sorte d’envie, dans le sens envie de rencontrer et de découvrir sa camarade. Ligne 10 : « je voudrais être votre amie ».

- Déception, colère, fierté : elle ressent aussi de la déception mélangée à de la colère et de la fierté. Ligne 12-13 : « je ne pourrais supporter son dédain et m’apprêtais à la haïr. ».

-Joie intense : lorsque la camarade accepte d’être ami, la narratrice ressent une joie intense. Ligne 19 : « Mon cœur se gonfla de joie »

b) Comment expliquez-vous leur variation ?

La variation de ces sentiments s’explique par le fait que sa camarade ne réagit pas. Extrait : « son visage restait impassible ».

3. a) Que peut-on savoir des sentiments et émotions de Sara ?

Sara est impassible. Donc, on ne peut pas connaître ses sentiments. Sarah se dérobe et ne livre aucune émotion.

b) Pour quelle raison le lecteur la connaît-il moins bien que Geneviève ?

Le lecteur connaît mieux Geneviève car elle représente le point de vue interne du personnage. On vit toute la scène à travers ses yeux et on a accès à ses sentiments tandis qu’on n’a pas accès aux sentiments du personnage de Sara.

4. Quel rôle joue à la fin du texte la mère de Geneviève ?

Elle joue un rôle d’autorité maternelle. Ligne 42 : « tu tâcheras de me présenter cette enfant ; je voudrais la connaître. ». La mère souhaite sonder les fréquentations de sa fille avant de donner son autorisation.

5. Quels sont les éléments qui, dans ce texte, vous paraissent dater d’un autre temps ? Qu’est-ce qui, en revanche, vous paraît encore actuel ?

Autre temps :

  • Le vouvoiement entre camarade de classe.
  • La réaction de la mère qui rencontre les amis de ses enfants avant de les inviter.

Actuel :

  • Les récitation à l’école se font toujours.
  • Le rôle stimulant du professeur.
  • La demande d’autorisation des enfants auprès de leurs parents avant d’aller chez des amis.

6. Quels sont les éléments qui permettent au spectateur de voir dans le tableau de Raphaël, une représentation de l’amitié ?

  • La proximité : les corps des deux hommes sont proches.
  • La gestuelle : le personnage du second plan pose sa main sur l’épaule du personnage du premier plan. C’est un geste fraternel, familier et affectif.
  • Le regard : le personnage du premier plan regarde vers celui du second plan. C’est une marque d’attention, d’affection et de douceur.

Réalisateur : Les Bons Profs

Producteur : Les Bons Profs

Année de copyright : 2016

Année de production : 2016

Publié le 21/09/20

Modifié le 13/07/21

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